Avec l'absence minimale de six semaines de Brendan Gallagher, blessé en bloquant un tir, c'est à se demander si le jeu en vaut vraiment la chandelle.

Un texte de Diane Sauvé

Chose certaine, bloquer un lancer suscite un grand respect des coéquipiers et aussi de l'entraîneur-chef.

« Ça prend du courage, lance Michel Therrien. Dans le match des Rangers hier, leurs défenseurs bloquent probablement le plus de lancers. C'est une équipe qui a beaucoup de succès. Ça fait partie de la game, ça fait partie des risques. »

Vrai que les arrières des Rangers de New York Dan Girardi et Kevin Klein frôlent le sommet de la LNH pour le nombre de tirs bloqués. Ils sont 9es avec 48 tirs bloqués. Vrai aussi que les Rangers connaissent un excellent début de saison avec 34 points et 11 victoires à leurs 12 derniers matchs.

Le jeu évolue constamment, explique Lars Eller. Parfois, il faut bloquer des tirs.

« Les équipes restreignent l'espace au milieu de la glace et dans l'enclave, poursuit Eller. Les zones sont plus grandes, les défenseurs ont donc plus de temps. Tu ne peux pas toujours jouer homme à homme, il faut que tu essaies de couper les lignes de tir. C'est la façon la plus facile de se défendre. »

Pour Eller, les meilleurs tirs bloqués sont ceux que tu ne bloques pas, puisque le positionnement est idéal. Et LA référence à ce chapitre pour P.K. Subban, est l'ancien des Red Wings de Détroit Nicklas Lidstrom.

« Il était tellement bon pour se positionner, raconte le no 76. Je ne me souviens même pas de lui se couchant sur la glace pour bloquer un tir. »

Dale Weise indique toutefois qu'il y a différentes façons de bloquer des tirs.

« Je ne bloque pas des tirs comme il (Gallagher) le fait. Quand tu t'accroupis, tu deviens vulnérable. La meilleure façon, c'est de s'approcher le plus possible du joueur. »

Un gage de succès, bloquer des tirs? Oui, si on pense aux champions de la Coupe Stanley, les Blackhawks de Chicago, 2es de la LNH en saison, selon WarOnIce.com, pour le nombre de tirs bloqués. Ce sont aussi eux qui ont dominé dans les séries à ce chapitre, et c'est Chicago qui mène cette saison (349 tirs bloqués en 21 matchs), suivi de Dallas. Montréal est 8e avec 323 tirs bloqués. Et c'est Andrei Markov le meilleur du club avec 42 tirs bloqués. 

Mais comme le rapportait Michael Grange, de Sportsnet, l'effet est négligeable si on regarde le portrait d'ensemble.

Après le quart de la saison, les 10 meilleurs clubs affichent une moyenne de 321 tirs bloqués cette saison. Les 10 pires équipes sont à 242 tirs en moyenne. Mais rien n'y paraît au classement. Les 10 meilleures ont une moyenne de 22,3 points et les 10 pires clubs sont à 22,5 points.

Un geste courageux, mais à ce point essentiel?

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