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Boîte postale : la résidente de Pierrefonds crie victoire, Postes Canada tempère

La résidente de Pierrefonds qui a fait un sit-in samedi pour tenter d'empêcher l'installation d'une boîte postale communautaire à un endroit qu'elle jugeait peu sécuritaire, semble avoir eu gain de cause, a appris Radio-Canada. Claire-Marie Gagnon affirme avoir eu mardi la visite de deux employés de Postes Canada qui lui ont confirmé que la boîte communautaire serait déplacée vers le trou qui avait été initialement creusé.

Un texte de Mélanie Meloche-Holubowski

La porte-parole pour Postes Canada, Anick Losier, refuse cependant de confirmer qu'une décision a été prise dans ce litige.

« Nous sommes encore en discussions. Nous avons parlé de retourner à la première option, mais il y a plusieurs choses à régler avec les voisins. On va trouver une façon de satisfaire tout le monde », a soutenu Anick Losier en entrevue avec Radio-Canada.

Rappelons que Postes Canada avait d'abord creusé, devant la demeure de Claire-Marie Gagnon, un premier  trou sur un emplacement qui avait reçu son aval. Seulement, Postes Canada avait ensuite changé son fusil d'épaule et opté pour un second emplacement, toujours devant sa demeure, mais cette fois à un endroit qu'elle jugeait dangereux en raison de la circulation automobile environnante. Elle craint que les automobilistes n'aperçoivent pas le facteur devant la boîte.

D'ailleurs, Mme Gagnon affirme qu'un facteur est passé dimanche pour vérifier si les boîtes récemment installées dans le quartier étaient sécuritaires. Celui-ci a jugé que l'emplacement n'était pas sécuritaire, et il continue de livrer le courrier directement aux maisons.

La porte-parole de Postes Canada affirme que des « informations contradictoires » des citoyens ont mené à l'installation de la boîte samedi, sur le second emplacement.

Selon Mme Gagnon, Postes Canada s'est engagée à remblayer ce trou, mais n'a pas voulu confirmer si la bordure du trottoir sera refaite.

« Ils m'ont répondu que de refaire la bordure, c'est plus de frais. Mais j'ai justement voulu empêcher qu'on creuse un deuxième trou [en faisait le sit-in] pour empêcher ces frais! J'avais appelé quelqu'un de Postes Canada quand j'étais dans le trou. On m'avait répondu, laissez-les [sous-traitants] terminer - on démolira après. Mais c'est les contribuables qui paient pour ça! » dénonce Mme Gagnon.

Mme Losier affirme pour sa part que les sous-traitants avaient reçu l'ordre d'installer la boîte à cet endroit et ne pouvaient pas déroger de leur itinéraire. Elle ajoute que si Postes Canada fait une erreur ou décide de changer l'emplacement d'une boîte, le site sera entièrement restauré.

La porte-parole ajoute que la situation sera réglée dans les prochains jours ou les prochaines semaines.

« C'est David contre Goliath », dit Mme Gagnon

Si elle est satisfaite que Postes Canada accepte de déplacer la boîte, selon ce que les deux employés rencontrés lui ont assuré, Mme Gagnon dénonce l'absurdité de cette histoire et le manque de communication avec la société d'État.

Elle dit avoir reçu de nombreux appuis de citoyens qui se disent également impuissants quant à l'installation de boîtes postales communautaires dans leur quartier.

Si les voisins n'avaient pas filmé la scène, croit Mme Gagnon, Postes Canada aurait tout simplement ignoré la situation. « Ils auraient sûrement dit : ''c'est construit, on la laisse.'' »

Le cas de Mme Gagnon n'est pas unique

Postes Canada procède en ce moment à l'installation de milliers de boîtes postales communautaires dans la région de Montréal.

Si Anick Losier ne veut pas confirmer combien de boîtes postales risquent d'être déplacées à cause de plaintes, elle dit qu'« on a beaucoup de choses à régler ».

Mais elle soutient qu'il y a eu peu de cas complexes comme celui de Mme Gagnon. « On a fait beaucoup de modifications avant les installations et les gens ont eu l'opportunité de se faire entendre ».

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