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Boris Bede à la place de Fera chez les Alouettes

Le botteur québécois Boris Bede sera partant chez les Alouettes de Montréal samedi à Calgary. Il s'agira d'un premier match pour lui depuis le 4 août dernier.

Un texte de Diane Sauvé

En fait, l'ancien du Rouge et Or remplacera Anthony Fera, blessé à la jambe droite.

« Ça a été une leçon. Je l'ai vu comme une leçon. De m'assurer que lorsqu'on touche le fond, comment on peut remonter de l'adversité. »

Il faut dire que c'est la première fois de sa carrière que le botteur est tenu à l'écart du jeu. Dix longues semaines. Il faut dire aussi que Bede n'a pas répondu aux attentes cette saison: à peine 7 placements réussis sur 16 tentatives. Des points précieux perdus pour les siens. Et le joueur de 26 ans en est bien conscient.

« Je me suis peut-être mis un petit peu trop de pression au début de la saison en essayant de juste faire de l'extra. J'ai commencé à y réfléchir un petit peu trop, à essayer d'aller chercher le botté parfait à chaque fois. Malheureusement, ça ne marche pas comme ça. »

La position de botteur en est une particulière, reconnaît l'entraîneur-chef, Jacques Chapdelaine. L'approche mentale est capitale.

« C'est un peu comme le golfeur ou le joueur de baseball qui doit frapper la balle. Il y a tellement de paramètres qui entrent en ligne de compte dans un environnement imparfait. Pour que les choses aillent bien, tu dois contrôler la seule chose que tu peux contrôler : l'aspect mental.

Chapdelaine considère cette fois que Boris Bede se trouve dans de bonnes dispositions. Il a connu une très bonne semaine selon lui et frappe le ballon d'aplomb.

« C'est vraiment juste de se laisser aller, explique Bede. Notre corps est conscient et il sait ce qu'il a à faire pour sortir les bons bottés. Je me suis simplement enlevé le stress des épaules. Je me suis juste assuré d'être bien, à l'aise. »

Une fléchette pour Popp

Cela dit, les Alouettes ont toute une commande samedi : stopper la séquence de 12 victoires de la meilleure équipe de la LCF, les Stampeders de Calgary. Rien de moins.

Une équipe que connaît bien Jacques Chapdelaine pour y avoir faits ses débuts professionnels en 2001. Surtout une équipe qui aligne les succès année après année. Pour l'entraîneur-chef, il s'agit de bien suivre la « recette » qui permet d'avoir du succès. Parmi les ingrédients, les bons joueurs aux positions-clés, la santé et aussi l'apprentissage en douceur des quarts-arrières.

Comme ce fut le cas pour l'excellent Bo Levi Micthell chez les Stampeders.

« La chose que les gens oublient sur Bo Levi Mitchell, c'est qu'il n'a pas été jeté dans la fosse aux lions au début de sa carrière, affirme le pilote des Alouettes. Ça lui a permis de grandir en confiance. C'est important. »

Et c'est exactement le contraire à Montréal où le jeune quart Rakeem Cato est laissé à lui-même depuis que les Alouettes ont échangé le vétéran Kevin Glenn, début septembre. Une lacune, estime Jacques Chapdelaine qui a envoyé une fléchette à son directeur général Jim Popp.

« Le jeu de Rakeem (Cato) présentement est bon. Mais il y a beaucoup de pression sur Rakeem présentement. Parce que tu n'as pas la présence d'un autre quart-arrière qui, si les choses ne vont pas bien, puisse permettre à Rakeem de prendre soit une série ou un match (de répit). Présentement, la pression est sur les épaules de Rakeem. Et c'est beaucoup demander je trouve. En Colombie-Britannique présentement, il y a un quart-arrière vétéran, qui est non-partant mais qui permet à un jeune quart d'évoluer présentement sans un niveau de pression trop élevé. Ici présentement, ce n'est peut-être pas la situation idéale. On serait capables en poussant de l'avant de se retrouver dans une situation semblable. »

Un message qui a le mérite d'être clair.

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