Eugenie Bouchard dit qu'elle ne voulait pas finir la saison avec son match « terrible » des Internationaux des États-Unis. Elle n'a pas non plus gagné à son retour sur le terrain, dimanche, à Pékin. Mais elle quitte la Chine emplie d'une certaine fierté. Elle n'a pas mal joué dans la défaite, et surtout elle affirme être parvenue à améliorer sa préparation : moins de pression, plus de plaisir.

La Canadienne n’a plus que deux tournois à l’horaire cette saison, à Hong Kong et au Luxembourg. Elle a l'intention d'en profiter pleinement.

C’est que 2017 ne lui a pas souri : à peine 13 victoires en 32 matchs en simple. À entendre Bouchard parler, la pression des résultats n’était plus seulement forte, elle devenait carrément étouffante.

« Quand tu as l’impression que tu t’entraînes fort et que, semaine après semaine, les résultats ne sont pas là, c’est difficile, a-t-elle reconnu en entrevue à Radio-Canada Sports. J’ai tellement d’attentes envers moi-même et tellement de pression. Je me dis toujours qu’après avoir tout fait correctement, je dois gagner le tournoi.

« D’un côté, c’est bon, parce que c’est ce qui me motive, et c’est une des raisons qui expliquent mes bons résultats par le passé. Mais en même temps, c’est peut-être devenu un peu trop, et ça pèse lourd sur mes épaules. C’est plus difficile de jouer. J’essaie donc de réduire la pression à zéro, de relaxer, parce que si je continue à faire ça, je vais me brûler, et c’est là que je n’ai plus de motivation. »

La semaine dernière, pour la première fois depuis un bon moment, elle s’est amusée à l’entraînement. Elle s’est aussi mieux sentie sur le court de Pékin que sur celui de Flushing Meadows. Pas de pression, pas d’attentes, seulement la volonté de se donner un nouvel élan en vue de la prochaine saison, sur des bases plus saines qu’avant.

« Je ne vais pas me tuer mentalement »

Après sa rupture avec l’entraîneur Thomas Högstedt, en septembre, Bouchard a renoué avec Diego Ayala, qu’elle connaît depuis qu’elle a 12 ans. Ayala l’accompagnera au moins jusqu’à la fin de la présente campagne.

La Montréalaise a aussi fait appel à un spécialiste, cette saison, pour l’aider à gérer la pression. Tout simplement en parlant à quelqu’un, elle a pu apprendre beaucoup sur sa propre personne, sur ses tendances.

« Parfois, je dois juste penser à trouver la solution moi-même et essayer d’être plus détendue, de regarder des films le soir, d’aller au restaurant avec mon entraîneur, d’avoir du plaisir, a expliqué Bouchard.

« On peut faire ça pendant les tournois. Avant, je me mettais tellement de pression que, la veille d’un match, j’étais stressée au souper. Hier soir, nous nous sommes parlé, et nous nous sommes amusés. Il faut arriver à voir les choses d’un autre angle. »

Malgré la défaite à Pékin, Bouchard ne regrette rien. Elle tenait à jouer entre la fin des Internationaux des États-Unis et le début de la prochaine saison. Mais surtout, elle voulait agir pour garantir son bien-être d'ici janvier.

« Même si je perds trois matchs de suite, si je joue correctement, je vais me sentir bien, a-t-elle indiqué. Que je continue à perdre ou que ça change, je ne vais au moins pas me tuer mentalement. Pour avoir une longue carrière, c’est important de faire ça. Je sais qu’un jour, je vais trouver [l’équilibre]. »

Un virus qui s’est propagé

Bouchard a par ailleurs pu constater, à Pékin, qu’elle était bel et bien remise du virus qui l’a affaiblie pendant presque une semaine à la suite des Internationaux des États-Unis.

Prise de fièvre, en sueurs, elle avait dû déclarer forfait pour la Coupe Banque Nationale à Québec.

« Je ne savais pas c’était quoi, s’est rappelé Bouchard. J’ai vu mon docteur au Canada. J’ai ensuite entendu dire que l’entraîneur d’une autre joueuse avait eu ça. D’autres joueuses l’ont eu aussi aux Internationaux des États-Unis. Il s’est passé quelque chose là-bas! Il m’a fallu du temps pour me sentir assez bien pour jouer dans un tournoi. Maintenant, je dois seulement retrouver mon rythme de match. »

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