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Bras de fer entre le Syndicat des cols bleus et le SCFP pour la tenue d'une assemblée

Relevée de ses fonctions depuis près d'un an, la présidente du Syndicat des cols bleus regroupés de Montréal, Chantal Racette, demande à la Cour supérieure de forcer par injonction le tuteur du syndicat nommé par le SCFP à convoquer une assemblée générale samedi prochain pour élire les membres de ses comités permanents.

Les dernières élections avaient eu lieu en 2015, et les mandats des membres arrivent à échéance cette année.

Certains membres actuels n’auraient jamais été élus aux postes qu’ils occupent, selon les demandeurs. Ils y auraient été placés par le tuteur Denis Regimbald à la suite du départ de membres élus.

Mme Racette et trois codemandeurs sont particulièrement préoccupés par l’élection des membres du comité de négociation. Ils estiment qu'il y a urgence puisque les négociations avec la Ville pour le renouvellement de la convention collective sont imminentes.

« Le Comité de négociation, dont la formation actuelle ne reflète pas la volonté des membres du Local 301, jouera un rôle actif et déterminant pour la conduite des négociations », soulignent-ils dans leur requête.

Les demandeurs disent avoir fait parvenir une mise en demeure au tuteur, mercredi dernier, lui réclamant la tenue d'une assemblée le samedi 24 mars. M. Régimbald n'y aurait pas donné suite.

« Il est de coutume que le Local 301 tienne cette assemblée l’avant-dernier ou le dernier samedi du mois de mars », expliquent-ils. Des assemblées sont normalement tenues trois fois par année. Ils notent que les statuts du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) prévoient que, « dans le cadre de ses fonctions, l'administrateur doit convoquer [...] les assemblées des membres de la façon normale ».

Le SCFP a placé la section locale 301 sous tutelle en mai 2017, en évoquant « de graves difficultés de fonctionnement ».

À l’époque, des médias avaient avancé que Mme Racette et quelques-uns de ses partisans avaient tenté d'intimider le directeur du SCFP-Québec, Marc Ranger, lors d'un congrès à Québec. En septembre dernier, les poursuites découlant de cet incident avaient toutefois été abandonnées.

Le Syndicat des cols bleus regroupés de Montréal compte quelque 6800 membres.

Avec la collaboration de Geneviève Garon

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