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« C'est l'après Anthony Calvillo » - Mark Weightman

Les Alouettes de Montréal ne méritaient pas de perdre aux mains des Eskimos. C'est l'avis de leur président Mark Weightman, qui a parlé à Radio-Canada Sports. 

Cette défaite élimine les Alouettes pour la première fois depuis leur renaissance en 1996. L'équipe ne participera pas aux séries d'après-saison. 

« Le score final n'est pas un bon indicateur de l'allure du match, affirme Mark Weightman. Edmonton, c'est la meilleure équipe de la ligue, la meilleure fiche, ils étaient à domicile.

« Tyrell Sutton qui a couru pour 135 verges plus 50 verges par la passe. Kevin Glenn qui a été vraiment précis dans ses passes et avec ses choix de jeux, rappelle M. Weightman. On a vraiment bien joué, et c'est ça qui est plate, admet-il. Un revirement en fin de rencontre a fait en sorte qu'on n'a pas pu franchir la zone des buts et d'essayer de remonter la pente. »

La saison des Alouettes se termine le 8 novembre avec un dernier match au stade Percival-Molson. Mais déjà, il y a lieu de faire un bilan de cette saison qui n'aura pas été de tout repos pour les Alouettes, avec notamment l'affaire Michael Sam et le congédiement de Tom Higgins.

« On va commencer par finir la saison, mais en effet, il y a eu des choses cette année... la première chose, c'est le nombre de quarts qui ont joué. Pendant les années Anthony Calvillo, pendant 15 ans, on en avait trois. Anthony plus deux ou trois réservistes qu'on faisait jouer une fois de temps en temps quand Anthony état blessé.

« Cette année, on en a eu sept-huit. On a été vraiment malchanceux avec des blessures entre autres. On fera le bilan à la fin de la saison, et on prendra les bonnes décisions pour se remettre sur le chemin de la victoire. »

Les Alouettes de Montréal devront notamment trouver un nouvel entraîneur.

« Quand on ne gagne pas, c'est sûr que la critique vient plus souvent. C'est le sport. On est dans un cycle. On a atteint la finale de la Coupe Grey huit fois en 11 ans, là, on vit une période, c'est l'après Anthony Calvillo. Ça fait partie de la "game".

« On est choyés d'avoir des partisans vraiment fidèles qui croient en nous, rappelle le chef de la direction de l'équipe. On regarde nos assistances au stade cette année. On a eu une augmentation de 5%. On a une moyenne de 21 500 personnes. Ils sont frustrés, ils sont déçus, comme nous. Mais nous sommes contents d'avoir une base qui nous soutient.

« On se doit de leur faire honneur et de continuer à rebâtir l'équipe pour pouvoir accéder à un championnat l'année prochaine. »

Derrière le Canadien de Montréal, omniprésent dans les médias, difficile pour une équipe professionnelle de se faire une place au soleil. L'Impact de Montréal connaît une excellente fin de saison, ce qui risque de faire de l'ombre aux Alouettes.

« On se doit d'arrêter de dire que si ça va bien pour l'un, ça va aller pour l'autre, réagit Mark Weightman. Montréal est une grande ville. On a vécu en même temps que les Expos pendant huit ans, de 1996 à 2004, ils avaient 81 matchs à l'époque.

« L'Impact ça va bien, je suis content pour eux. C'est extraordinaire ce qu'on vit en ce moment, dans les séries, pour Drogba et l'Impact, mais ce n'est pas parce que ça va bien pour l'Impact, que ça doit être négatif pour nous.

Oui, il y a des partisans qui suivent les deux, mais on a notre base de partisans et eux la leur, ils sont en croissance tant mieux, et nous aussi. Pour les trois organisations, c'est le même objectif, que le Canadien gagne, que l'Impact gagne, que les Alouettes gagnent, que les stades soient pleins et qu'on gagne le championnat. »

Mark Weightman rappelle que les assistances ont augmenté de 5% cette saison, et que la moyenne est de 21 500 par match (sur une salle comble de 24 000).

Rappelons qu'en 2009, le propriétaire de l'équipe, Bob Wetenhall, la Ville de Montréal et le Gouvernement du Québec ont investi 29,4 millions de dollars dans l'agrandissement et la rénovation du stade Percival-Molson. Le nombre de sièges est passé de 20 202 à 25 010. Le 7 novembre 2010, les Alouettes ont joué un 104e match à guichets fermés. 

En 2013, les assistances avaient diminué à une moyenne de 23 000 par match. Et l'année suivante, les Alouettes ont enlevé un miller de sièges, et créé des zones d'animation pour les partisans. 

« On a fait plusieurs changements, plusieurs nouveautés au stade. C'est clair que les gens veulent voir leurs Alouettes gagner, mais c'est aussi pour avoir une belle journée. On le voit dans les sondages, les gens apprécient leur expérience dans le stade. Un stade centenaire à flanc de montagne, c'est un endroit extraordinaire. »

Mais ce que Mark Weihgtman a aimé le plus, c'est l'engagement des joueurs de l'équipe. 

« Nos joueurs n'ont jamais, jamais arrêté de croire en eux jusqu'au dernier coup de sifflet. Ils ont donné leur 100%. On a un très bon noyau de joueurs, affirme le président de l'équipe montréalaise. On a 18 joueurs québécois qui sont des joueurs de premier plan. On a 6-7 partants à l'attaque, à la défensive sans compter les joueurs sur les unités spéciales.

« On a beaucoup de talent au sein de l'organisation, et on a des joueurs qui croient en eux, qui croient en l'équipe, qui veulent bien représenter la marque Alouettes et la ville de Montréal. Les 18 Québécois au sein de l'organisation jouent pour leur ville et leur fierté.

« Je pense que c'est une très bonne base pour notre reconstruction de l'équipe sur le terrain », a conclu Mark Weightman, optimiste.

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