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« C'est vraiment une bataille d'ajustements » - Carey Price

Claude Julien l'avait répété à quelques reprises dans les derniers jours, « le momentum » ne se transporte pas d'un match à l'autre. On en a eu un exemple, mardi soir, à New York.

Le Canadien a réussi à laisser passer l’orage sans trop de dégâts au début de match et s’en est tiré avec une égalité de 1-1 après 20 minutes de jeu.

Mais la deuxième période a été catastrophique pour la troupe de Julien.

« On n’était pas bons, on a perdu les bagarres, ils étaient sur la rondelle plus que nous, on n’a pas connu une bonne période dans tous les départements », a résumé l’entraîneur.

« En première période, on a bien réagi. On a eu deux échappées, on aurait pu marquer, ça aurait donné un nouveau match. On n’a vraiment pas joué une bonne deuxième période. En troisième on a essayé, mais trop peu trop tard », a ajouté Julien.

C’était unanime dans le vestiaire.

C’est peut-être Carey Price qui a le mieux résumé l’âpre duel entre les deux équipes qui culmine avec le jeu du chat et de la souris auquel se livrent Alain Vigneault et Claude Julien.

« Le défi est de jouer contre la même équipe au prochain match. Tous les matchs seront différents. Les équipes vont s’ajuster. C’est vraiment une bataille d’ajustements », a fait valoir le gardien du Tricolore.

Durant le match, les entraîneurs ajustent leur stratégie, essaie des affrontements différents entre défenseurs et attaquants, mais le plus gros changement est venu du banc des « Blue Shirts » avant le quatrième match.

Vigneault a remanié l’ensemble de ses trios pour obtenir un meilleur équilibre offensif au sein de ses quatre unités et son stratagème a fonctionné.

Julien a réagi pendant le match en envoyant Andrew Shaw avec Phillip Danault et Max Pacioretty et Alexander Radulov en compagnie d’Alex Galchenyuk et d’Artturi Lehkonen.

« Les deux trios ont commencé à générer un peu plus d’attaques en troisième période », a répondu le pilote montréalais.

« Ils ont changé leurs trios et leurs confrontations, a pour sa part observé Max Pacioretty. J’ai beaucoup vu (Ryan) McDonagh et (Dan) Girardi ce soir ».

« Il voulait créer une étincelle, a-t-il rétorqué lorsqu’on a insisté sur le sujet. Je pense qu’on met trop l’accent là-dessus. »

Pacioretty en panne

Sur le plan personnel, les choses ne tournent pas rondement pour le capitaine.

Pacioretty a obtenu une passe en quatre matchs dans la série. Il s’est rendu coupable de négligence devant McDonagh, ce qui a conduit au but de Rick Nash au deuxième vingt, le filet victorieux.

Si l’on recule jusqu’à la fin de la saison, il n’a pas trouvé le fond du filet depuis le 30 mars, une séquence blanche de huit matchs.

« Ce n’était pas mon meilleur match, a admis Pacioretty. On y va un match à la fois, je serai meilleur. »

« Ces choses-là, je vais les gérer à l’interne, a rétorqué Claude Julien, questionné sur le rendement de son joueur vedette. C’est un bon joueur qui peut nous en apporter beaucoup et il va le faire. Le dernier match, c’était la même chose du côté des Rangers on cherche toujours à aller après les bons joueurs, mais à un moment donné, ces bons joueurs-là se développent. On va prendre le temps de regarder le match pour voir comment on pourrait l’aider. »

« Parfois, c’est juste une question que les gars ne se lisent pas assez bien. J’ai besoin de temps pour regarder tout ça », a ajouté l’entraîneur-chef.

On a souvent dit que Max Pacioretty marquait par séquences. Après un creux de huit rencontres, le moment serait judicieux pour en amorcer une nouvelle jeudi soir, au Centre Bell.

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