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C40 : Montréal signe la Charte de Chicago sur le climat

Dans un geste symbolique, 55 villes, dont Montréal, ont signé la Charte de Chicago sur le climat à l'occasion de la conférence annuelle de la coalition C40 (pour « 40 cities »). Cette déclaration, non contraignante, vise à faire contrepoids à la décision de Donald Trump d'abandonner l'Accord de Paris.

Un texte de Julie Marceau

Les villes signataires, dont font aussi partie Vancouver, New York, Washington, Mexico, Austin, s’engagent ainsi à limiter le réchauffement de la planète « bien en dessous » du seuil des 2 degrés Celsius, tel qu’adopté lors de la Conférence de Paris sur le climat (COP21) en 2015.

Les maires promettent aussi de réduire de 2,72 gigatonnes leurs émissions de CO2 d'ici 2030, soit l’équivalent du retrait de 585 millions de voitures dans le monde.

Faire contrepoids à Donald Trump

Fait rare, la déclaration signée par chaque maire mentionne spécifiquement le nom de Donald Trump en soulignant la solidarité entre les villes nord-américaines qui luttent contre les changements climatiques.

« C’est pour cela que cette déclaration mentionne Donald Trump : les villes américaines sont en train de faire ce que devraient faire les États-Unis, soit mettre en œuvre l’Accord de Paris », ajoute le directeur des communications du C40, Hervé Marro.

Montréal vise 35 % de réduction d’ici 2020

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, a indiqué lundi sa volonté de viser des objectifs plus ambitieux, soit une réduction 35 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) dans la métropole d’ici 2020 plutôt que 30 % afin de respecter les critères d’adhésion au groupe C40.

« C’est ce qu’on vise, mais il nous reste des données à obtenir », a nuancé mardi le directeur des communications au cabinet de la mairesse, Marc-André Viau, faisant référence au dernier inventaire de la ville qui date de 2013.

« Au sein de C40, des villes comme Montréal ou Toronto ont chacune leur profil. Montréal doit s’engager à faire diminuer sa production de GES de 5,7 tonnes par citoyen à 4,9 tonnes d’ici 2020 », précise le directeur du service de l’environnement de Montréal, Roger Lachance.

Il est toutefois trop tôt, selon lui, pour indiquer quelles mesures additionnelles seront prises pour atteindre ces objectifs : « On a des devoirs à faire pour évaluer comment ce sera possible de se rendre-là ».

La Ville compte déjà un Plan d’adaptation aux changements climatiques de l’agglomération de Montréal 2015-2020 ainsi qu’un plan de développement durable « Montréal durable 2016-2020 ».

Nouvel inventaire des GES en 2018?

Des fonctionnaires de la Ville de Montréal travaillent actuellement à mettre en oeuvre un nouvel inventaire de production des GES dans la métropole. Cet inventaire permettra à l’administration Plante d’ajuster son plan d’action pour atteindre des objectifs plus ambitieux de réduction de GES.

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