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Cafouillage sur l’A-13 : Radio-Canada se rétracte au sujet du directeur de la SQ

Le directeur de la Sûreté du Québec (SQ), Martin Prud'homme, était à son bureau jusqu'à 21 h 30 le soir de la tempête de neige, mais n'a appris la gravité de la situation sur l'autoroute 13 que le lendemain matin à 5 h.

Texte d’Isabelle Richer

Dans une entrevue accordée à Radio-Canada, Martin Prud'homme a expliqué que le 14 mars, le jour de la tempête qui s'est abattue sur la province et qui a causé des ennuis graves sur le réseau routier, notamment sur l'autoroute 13, il a passé la journée au quartier général de la Sûreté du Québec en compagnie de ses deux adjoints.

M. Prud'homme a quitté le quartier général en soirée, à 21 h 30. Il savait alors que la situation était difficile sur l'ensemble du territoire en raison des conditions météorologiques.

Cependant, ce n'est que le lendemain matin, vers 5 h, qu'il a appris que la circulation était paralysée depuis des heures sur l'autoroute 13 et que des centaines d'automobilistes étaient pris au piège.

Contrairement à ce qu’avait affirmé Radio-Canada, le directeur Martin Prud’homme n’a pas quitté le pays pour des vacances le 15 mars. Son voyage n’était prévu que pour le 21 mars, et il est revenu hier [mardi, 4 avril].

Les adjoints du DG étaient en poste

En ce qui concerne ses principaux adjoints, ils avaient passé la journée de la tempête du 14 mars avec lui à Montréal.

Le directeur adjoint aux enquêtes criminelles, Yves Morency, a quitté le travail vers 18 h, puisqu'il partait en vacances. Quant au directeur adjoint responsable de la surveillance du territoire, Sylvain Caron, il a fini sa journée vers 18 h 30.

Dans l’entrevue accordée à Radio-Canada, Martin Prud’homme affirme que contrairement à ce que nous avons diffusé mardi, Sylvain Caron n’a pas participé à une fête pour le départ à la retraite d’un collègue le soir de la tempête.

Les 14 et 15 mars, se tenait à l'École nationale de police du Québec à Nicolet, une rencontre de hauts dirigeants de la SQ, responsables de la surveillance du territoire.

Le directeur des mesures d'urgence, Sylvain Baillargeon, participait à cette rencontre. Quant au directeur général adjoint, Sylvain Caron, M. Prud’homme nous dit qu'il s'est rendu à cette rencontre de travail le lendemain de la tempête, le 15 mars.

« Il y a eu une rencontre de travail de deux jours. Il n'y a pas eu de fête pour la retraite d'un collègue. La soirée de retraite, c'est demain », a déclaré en entrevue Martin Prud'homme.

En raison de l'enquête actuellement en cours sur le cafouillage de l'autoroute 13, Martin Prud'homme a ajouté qu'il ne pouvait pas répondre à certaines questions spécifiques relativement à l'organisation des opérations au moment de la tempête.

M. Prud'homme soutient qu'il ne peut préciser où était ce soir-là le directeur des mesures d'urgence, Sylvain Baillargeon, et si les mesures d'urgence avaient été déclenchées.

Ces deux éléments seront examinés par Florent Gagné, désigné pour faire la lumière sur ce qui s'est réellement passé le 14 mars dernier.

Cependant, il a ajouté que certaines opérations d'urgence avaient en effet été déclenchées en raison de l'état des routes.

Pas de double emploi

Par ailleurs, quant à l'entreprise qui figure au Registre des entreprises du Québec au nom de Martin Prud'homme, le patron de la SQ explique avoir enregistré une compagnie pour permettre à son père de faire du déneigement pour se désennuyer.

« Je n'ai jamais eu de compagnie, je n’ai jamais rien eu, je n'ai jamais eu de double emploi. J'ai eu une compagnie par rapport au déneigement, mais en 2012, je n'ai jamais rien eu, j'ai ouvert un numéro de compagnie. Moi, je n'ai jamais eu un double emploi. Il m'est arrivé de travailler à l'occasion avec mon père comme je le fais encore aujourd'hui, je coupe du bois avec lui », a-t-il ajouté en entrevue.

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