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Calèches interdites à Montréal : des refuges pourront accueillir les chevaux

La Ville de Montréal a annoncé samedi avoir entamé des discussions avec des associations et des écuries pour accueillir les chevaux de calèche qui seront retirés de la circulation à partir du 24 mai.

Rappelons que le maire de Montréal, Denis Coderre, a imposé un moratoire d'un an sur la circulation des calèches dans les rues du Vieux-Montréal. Le maire souhaite attendre l'adoption d'une nouvelle réglementation, au printemps 2017, avant de permettre aux calèches de réintégrer les rues du quartier.

Les 24 calèches pour lesquelles des permis ont été délivrés ne pourront donc plus circuler dans les rues de Montréal à compter de mardi.

Conséquemment, la Ville « s'engage à trouver des solutions ». « Les propriétaires de calèches qui voudraient se départir de leurs chevaux pourront ainsi appeler au 311 et enregistrer une requête. Dès mardi, les responsables feront le lien rapidement entre les établissements partenaires et les propriétaires de chevaux pour assurer le bien-être des animaux », peut-on lire dans un communiqué.

Une porte-parole de l'arrondissement de Ville-Marie, Anik de Repentigny, affirme qu'il est cependant trop tôt pour savoir où iront les chevaux et combien auront besoin d'un endroit pour les accueillir. Selon elle, 30 chevaux sont actuellement autorisés à circuler à Montréal.

Le refuge Galahad, qui avait déjà offert de recevoir les chevaux, dit avoir effectivement été contacté par la Ville, mais les modalités n'ont pas encore fait l'objet de discussions.

La décision d'imposer un moratoire d'un an sur la circulation des calèches avait été saluée par Projet Montréal et par la Société pour la protection des animaux (SPA). Cette dernière déplorait que les chevaux travaillent dans de mauvaises conditions.

De leur côté, les propriétaires de calèches disent se retrouver en difficulté puisque la Ville remboursera le coût des 24 permis attribués pour l'été 2016, mais elle ne dédommagera pas les propriétaires de chevaux et de calèches pour les pertes encourues.

Le débat est loin d'être terminé. Le moratoire ne constitue qu'un temps d'arrêt puisque le maire de Montréal espère revoir des calèches dans les rues de Montréal alors que Projet Montréal et la SPA souhaitent tout simplement l'élimination de cette pratique.

Bien que le maire Coderre ne cache pas son préjugé favorable envers les calèches, qu'il estime faire partie de « la signature de Montréal », il n'entend toutefois pas les maintenir à tout prix, plaçant la santé des animaux au-dessus des impératifs commerciaux et touristiques. Mais il soulignait toutefois cette semaine que plusieurs changements avaient été apportés à l'industrie depuis 2012.

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