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Campagne contre le nourrissage des cerfs à Mont-Tremblant

La Ville de Mont-Tremblant lance une campagne publicitaire pour convaincre ses citoyens de cesser de nourrir les cerfs de Virginie, une habitude qui fait augmenter considérablement le nombre de collisions entre véhicules et cerfs dans cette région.

Un texte de Francis Labbé

« Un soir, mon mari revenait à la maison lorsqu'un cerf a surgi du fossé », raconte Hélène Aubry, une citoyenne de Mont-Tremblant. « Il pleuvait, mon mari n'a vu l'animal qu'à la dernière minute. L'impact a causé 4500 $ de dommage. » 

Ce genre de témoignage est monnaie courante à Mont-Tremblant. L'an dernier, 87 accidents de la route étaient attribuables à la présence de cerfs de Virginie sur les routes de la région de Mont-Tremblant.

Voilà l'une des raisons qui ont incité la Ville de Mont-Tremblant à lancer une campagne pour inciter ses citoyens à cesser de nourrir les cerfs de Virginie sur son territoire. 

« On veut que ce soit percutant pour que le message passe », explique France Léonard, directrice des communications et des relations publiques de la Ville de Mont-Tremblant. « La présence des cerfs cause beaucoup de dommage, dans des accidents de la route comme sur les propriétés. »

La campagne sera lancée dans les médias sociaux et dans la presse locale, dans un premier temps. « La campagne de sensibilisation est la première étape. La seconde, si nécessaire, serait un règlement, assorti d'amendes », ajoute Mme Léonard.

« Pour donner un exemple, il y a quelques semaines, un seul cerf a provoqué trois accidents de la route », raconte Jean Desjardins, directeur du Service de police de Mont-Tremblant. »

« Le nombre d'accidents de la route est en constante augmentation depuis les dernières années. En 2014, 87 accidents de la route ont impliqué des cerfs, notamment sur la route 117. Les animaux se déplacent aux mangeoires et provoquent des collisions. »

Autres effets néfastes

« L'hiver, les cerfs mangent habituellement des ramilles, de petites branches », explique Michel Hénault, biologiste au ministère de la Faune dans les Laurentides. « Souvent, les gens leur donnent des restes de table, des bouts de sandwich.  Aussi, ils s'attroupent près des mangeoires. Ça crée des situations propices à la propagation des maladies. »

De plus, les cerfs de Virginie peuvent être porteurs de tiques qui, elles, peuvent transmettre aux humains la maladie de Lyme. « Ils ne sont pas les seuls animaux à pouvoir le faire, mais c'est possible », poursuit Michel Hénault.

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