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Cancer du sein : une technique prometteuse au CHUM

Un projet développé en 2011 au CHUM permet aux chirurgiens en oncologie de traiter plus de patientes atteintes d'un cancer du sein. Grâce à une technique élaborée dans une clinique Mayo aux États-Unis, il est possible de repérer plus facilement les tumeurs cancéreuses.

Un reportage de Valérie-Micaela Bain

Marie-Ève Julien est une des patientes qui participent à ce qui était d'abord un projet pilote, mais qui est devenu un programme régulier du CHUM. Elle s'apprête à subir l'ablation d'une tumeur cancéreuse logée dans son sein droit.

Elle ne semble pas inquiète et fait confiance au traitement. « Je suis juste contente. Je me dis que je suis entre bonnes mains », raconte Mme Julien.

L'équipe médicale qui s'occupera d'elle emploiera une technique développée aux États-Unis, mais utilisée nulle part ailleurs au Québec : l'insertion d'une bille radioactive, c’est-à-dire d'un repère placé dans la tumeur.

Lors de l’opération, le personnel médical se servira d’une sonde capable de détecter la radioactivité pour repérer la bille et du même coup la tumeur.

La Dre Julie David, radiologue au CHUM, explique que les médecins ont recours à cette technique pour bien cibler leur intervention.

Des délais

Habituellement, c'est un harpon métallique, installé par un radiologue, qui permet de trouver la lésion à enlever. Une technique qui s’avère efficace, mais qui comporte des désavantages.

La chirurgie se déroule au bloc opératoire, mais le harpon doit absolument être posé le matin de l’intervention au département de radiologie, ce qui occasionne des délais supplémentaires.

Puisque la bille radioactive peut être insérée jusqu'à cinq jours plus tôt, il n'y a pas de retards qui surviennent le jour de l'opération.

De plus, cette technique permet de traiter davantage de patients en raison de sa rapidité d’exécution.

« C'est juste plus facile pour nous. Puis il a été démontré dans la littérature que c’est une chirurgie plus rapide », précise Dre Erica Patocksai, cheffe de la chirurgie oncologique au CHUM.

L'équipe du CHUM souhaite maintenant que cette technique fasse boule de neige partout au Québec.

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