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Caroline Leduc, une Canadienne amoureuse du football australien

C'est un mélange de basketball, de soccer, de rugby, de football canadien et de volleyball sur un terrain de quidditch. Le football australien a conquis le cœur de Caroline Leduc, une Montréalaise qui représentera le Canada à la Coupe internationale à Melbourne du 5 au 19 août.

Ils sont 18 sur un ovale d’une grandeur maximale de 185 m sur 155 m. Aux extrémités du terrain trônent quatre poteaux. Avec les poings ou les pieds, les athlètes se passent un ballon ovoïde qu’ils doivent botter entre ces poteaux pour s’inscrire au pointage.

Voilà, en somme, le concept du football australien, un sport peu connu au Canada, mais qui fait un malheur dans son pays d’origine. Les Australiens en sont si fiers qu’ils organisent un tournoi international sans y participer.

« Tous ceux qui jouent dans une ligue professionnelle en Australie n'y sont pas admissibles, même s’ils sont Américains, par exemple, explique Caroline Leduc en entrevue à Radio-Canada Sports. Les Australiens jouent à leur football depuis qu’ils sont jeunes. C’est comme si le Canada organisait un championnat de hockey avec l’Argentine et les pays d’Afrique. C’est également une façon pour eux de développer le sport ailleurs. »

Ailleurs, c’est notamment en Papouasie-Nouvelle-Guinée, en Irlande ou en Nouvelle-Zélande, trois pays titrés au niveau international. C’est aussi au Canada, d’où viennent les championnes du monde actuelles.

Caroline Leduc est déjà passée par l’Australie pour un mois en 2014. Mais jamais elle n’y a entendu parler de son football. C’est à son retour au Québec que cette passionnée de basketball a intercepté, sur Facebook, une invitation à un entraînement de footy, comme l’appellent les initiés, à Montréal.

Une entorse au cou subie en voyage en Californie l’a toutefois empêchée de s’y rendre. Elle a jeté son dévolu sur le soccer.

« L’été, j’essaie de nouveaux sports pour relever des défis, souligne-t-elle. C’est pourquoi j’ai joué au soccer. Mais je trouvais difficile de ne pas pouvoir attraper le ballon quand il arrivait vers moi. »

Une amie devenue coéquipière

Sa meilleure amie Valérie Moreau, par contre, participe aux essais. C’est le coup de foudre. Tout l’été, Leduc se fait tirer l’oreille, elle doit faire l'expérience du football australien. Elle s’exécute en mars2016. Heureusement.

« Ce que j’ai aimé du sport, c’est que tu es libre de courir partout sur le terrain, libre d’attraper le ballon, libre de le botter, dit-elle, emballée. Tu peux aussi être un peu plus physique qu’au basketball, où je commettais beaucoup de fautes. »

Quelques mois suffisent à Leduc pour tomber dans l’œil de la sélection nationale. C’est finalement en mai dernier qu’elle enfile le maillot officiel pour la première fois, au sein de l’équipe de développement, lors d’une compétition à Londres.

À Melbourne, les Canadiennes auront rendez-vous avec les Fidjiennes, les Pakistanaises et les Britanniques en phase préliminaire. Valérie, dont la passion pour le sport l'a incitée à s'installer en Australie, sera là aussi.

« C’est une superbe expérience de pouvoir représenter mon pays sur la scène internationale, reconnaît-elle. J’ai beaucoup appris [au tournoi londonien]. Nous avons pu perfectionner notre vision du jeu, notamment. Ça donne un petit aperçu de la Coupe du monde. »

(D’après une entrevue d’Olivier Paradis-Lemieux)

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