Ce n'était pas la plus élégante des victoires, mais quand les Alouettes ont vaincu les Roughriders à Regina samedi soir, ils ont mis un terme à la plus longue série de défaites de l'histoire de l'équipe.

Quand je joue au golf, il m'arrive quelquefois d'obtenir un bon résultat, même quand mon coup n'est pas très bien frappé. À ce moment-là, je me dis généralement « ce n'est pas comment, c'est combien ».

Les Alouettes devaient avoir un peu la même réaction après leur victoire tant espérée, samedi soir.

Après avoir été dépecée par le quart recrue Chris Streveler des Blue Bombers la semaine précédente, la nouvelle défensive des Alouettes a rebondi avec quatre interceptions face aux jeunes quarts des Roughriders, Brandon Bridge et David Watford.

Les Alouettes n’avaient pas connu un tel match depuis octobre 2013, quand la défense avait intercepté 5 passes des Eskimos, menés par Jonathan Crompton et Mike Reilly.

Mais, si cette victoire mérite d’être célébrée, elle ne doit pas faire oublier toutes les embûches que les Alouettes devront traverser au cours des prochaines semaines.

L’attaque montréalaise a encore été plutôt frêle en Saskatchewan et a subi des pertes importantes en Drew Willy et Phillip Blake.

Les Alouettes ont gagné en marquant un seul touché. Ils se sont contentés de 229 verges de gains, malgré 255 verges de passes.

L’attaque au sol a été inexistante (32 verges en 16 courses) et les pénalités ont encore bousillé de beaux efforts.

En trois matchs, les Alouettes ont maintenant écopé de 41 pénalités pour 390 verges. C’est donc plus d’une longueur de terrain par match que les vilains moineaux donnent à leurs adversaires.

Quand on a une attaque en développement, on ne peut se permettre une telle générosité (ou indiscipline).

Qui sera le quart contre Ottawa ?

Drew Willy a quitté le match au troisième quart, blessé au haut du corps.

L’entraîneur-chef Mike Sherman a déclaré qu’il ne s’agissait pas d’une commotion cérébrale. On parle plutôt d’une blessure à l’épaule ou au cou.

S’il n’est pas en mesure de jouer vendredi, les Oiseaux devront se tourner vers Jeff Mathews ou Vernon Adams fils.

Mathews n’a pas été exceptionnel en relève à Willy, mais il a eu le mérite de bien protéger le ballon. Il a complété 8 de ses 12 passes sans être intercepté, mais il n’a gagné que 4 premiers jeux, dont 3 sur la même poussée.

Si Sherman décide de donner le ballon à Vernon Adams fils, il pourra compter sur un quart plus mobile, ce qui pourrait être un atout, considérant que la ligne offensive en arrache.

La ligne offensive encore à rebâtir

En comptant les matchs préparatoires, les Alouettes ont déjà utilisé cinq combinaisons différentes pour amorcer les matchs sur la ligne offensive et il pourrait bien y en avoir une sixième vendredi contre Ottawa.

L’homme à tout faire, Phillip Blake a quitté Regina sur des béquilles.

Depuis le début du camp d’entraînement, Blake avait déjà occupé les deux positions de bloqueurs et les deux positions de gardes.

L’instructeur de la ligne à l’attaque, Paul Dunn s’arracherait probablement les cheveux, s’il en avait.

Un gros match pour Bede

Après une soirée difficile contre Winnipeg, Boris Bede a connu un gros match à Regina.

Il a réussi ses cinq bottés de précisions et il a maintenu une moyenne de 45,9 verges sur ses dégagements.

Il en a notamment réussi un de 38 verges qui a enfoncé les Riders à leur ligne d’une verge à la fin de la première demie.

Considérant l’importance du positionnement sur le terrain, surtout avec l’attaque anémique des Alouettes, Bede est condamné à répéter les performances du genre pour que les Moineaux aient du succès.

L’ancien du Rouge et Or, s’est aussi permis deux importants plaqués, un qui a empêché Christion Jones d’aller marquer un touché sur un retour de botté et l’autre sur le jeu qui a mis fin à la rencontre après une série de passes latérales.

Il aura droit à une belle étoile dans son cahier de jeux.

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