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Chambly devant les tribunaux contre Québec, qui lui refuse son propre corps de police

Un véritable bras de fer oppose la Ville de Chambly, en Montérégie, qui souhaite créer son propre corps de police, et le gouvernement Couillard, qui s'y oppose. Québec estime que ce n'est pas dans l'intérêt des citoyens de la ville. Le maire de Chambly a toutefois décidé de s'adresser aux tribunaux afin de pouvoir aller de l'avant.

Un reportage de René Saint-Louis

Chambly veut quitter la Régie intermunicipale de police de Richelieu-Saint-Laurent, qui regroupe 17 villes de la Montérégie.

Québec évoque des raisons exceptionnelles pour opposer son refus : soit l'intérêt des contribuables. Dans un rapport préparé pour le ministère de la Sécurité publique, on écrit que la Ville sous-estime les coûts d'un corps de police autonome et qu'elle refuse de collaborer.

Pour le gouvernement, le budget estimé du maire de Chambly « est basé seulement sur le coût des policiers sans inclure celui des ressources matérielles, de la répartition des appels de police et de la mise à niveau du poste de police, coût que le maire ne voulait pas divulguer sous prétexte d'ingérence municipale. »

Le maire Denis Lavoie soutient avoir refusé de fournir certains détails aux fonctionnaires parce que la Loi sur la police ne le prévoit pas.

Le rapport de Québec évoque aussi des préoccupations sur les consultations publiques qui sont obligatoires pour créer un corps de police municipale et se demande si la population de Chambly souhaite réellement sa création.

La seule conseillère de l'opposition à l'hôtel de ville de Chambly, Francine Guay, dit aussi avoir demandé sans succès des précisions budgétaires lors des audiences publiques.

« Lors de cette consultation publique, j'ai moi-même posé des questions concernant des chiffres. On n'a pas été en mesure de me donner des précisions. On n'a pas non plus été en mesure de donner des précisions aux citoyens qui étaient là. Je pense que le ministère ne reconnaît pas cette consultation parce qu'on n'a pas été en mesure de fournir les informations nécessaires aux citoyens ».

Le gouvernement refuse maintenant de commenter le dossier puisque la Ville s'est adressée aux tribunaux pour faire invalider son refus.

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