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Chantal Racette ne se représentera pas à la présidence du syndicat des cols bleus

La présidente élue du syndicat des cols bleus regroupés de Montréal, Chantal Racette, a décidé de ne pas se représenter lors de l'élection du nouveau comité exécutif du syndicat. Mme Racette déplore l'absence de représentants syndicaux élus au suffrage universel aux tables de négociations.

« Mon objectif : passer un message clair au président national qu'il est grand temps de procéder tel que promis aux élections d'un nouvel exécutif syndical alors que des négociations importantes se passent et que d'autres se préparent, sans qu'un décideur élu au suffrage universel avec de réels pouvoirs pour représenter l'ensemble de nos membres soit aux tables de négociation », a déclaré Mme Racette par voie de communiqué.

« Alors que le 375e bat son plein et que le maire Coderre se prépare en toute tranquillité pour son élection à l'automne, il est grand temps que la démocratie parle pour assurer l'autonomie à laquelle on a droit avant qu'il ne soit trop tard. »

« Je ne blâme personne quand il n'y a plus de leaders pour donner l'exemple et motiver son monde », poursuit l'ex-présidente. Mais je dis qu'il est grand temps qu'on reprenne notre destinée en main. »

Le trésorier de l’exécutif, Jacques Rochon, a également décidé de ne pas se représenter aux élections de l’exécutif. Il continuera tout de même de militer au sein du syndicat jusqu’à sa retraite.

Les cols bleus sous tutelle

Le Syndicat des cols bleus de Montréal avait été placé sous tutelle par le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) à la fin du mois de mai. Un administrateur national assume donc les fonctions des dirigeants de la section locale 301 du SCFP « pour une période indéterminée ».

Le SCFP avait évoqué « de graves difficultés de fonctionnement au sein de la section locale ».

« Une fois que les problèmes internes auront été réglés, de nouvelles élections auront lieu et la direction locale des affaires du syndicat sera rétablie avec un nouveau conseil exécutif élu », indiquait alors le communiqué du SCFP.

La mise sous tutelle aurait été ordonnée après que des cols bleus eurent tenté d'intimider le directeur du SCFP-Québec, Marc Ranger, lors d'un congrès en mai.

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