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Chris Williams une grosse acquisition de petite taille

En faisant l'acquisition du receveur de passes Chris Williams, les Alouettes espèrent avoir mis la main sur le joueur capable de réussir les gros jeux qui leur manquent cruellement depuis trois ans.

Un texte de Jean St-Onge

Si vous croisez Chris Williams dans la vie de tous les jours, il ne vous viendra pas à l’idée qu’il puisse être un joueur de football.

À 1,75 m et 70 kg (5 pi 9 po et 155 livres), rien ne laisse présager que ce jeune homme, qui parle doucement, est un des joueurs les plus électrisants de la Ligue canadienne de football.

Les Alouettes l’ont obtenu en décembre dernier des Lions de la Colombie-Britannique en échange du joueur de ligne défensive Gabriel Knapton.

Williams n’a pris part qu’à neuf matchs avec les Lions, après avoir raté le début de saison en raison d’une blessure majeure au genou. Il a capté 38 passes pour 415 verges et un touché.

Lors des quatre saisons précédentes, tant à Hamilton qu’à Ottawa, il avait amassé plus de 1000 verges.

À 30 ans, Williams croit avoir retrouvé toute l’explosion qui fait de lui une arme si dangereuse.

« L’an dernier, sans camp d’entraînement, sans entraînement hivernal, tu perds tes habitudes et tes repères, condède Williams. Cette année, j’ai pu m’entraîner, j’ai un camp d’entraînement, tout est en train de revenir. Mon corps va bien. Je suis prêt ! »

Malgré sa petite taille, Williams avait impressionné à son arrivée dans le circuit avec les Tiger Cats et il a été choisi recrue de l’année en 2011. Marc Trestman, qui dirigeait alors les Alouettes, le craignait comme la peste.

Quand après deux saisons dans la Ligue canadienne, Williams a tenté sa chance dans la NFL, Trestman s’est fait un devoir de lui donner une chance avec les Bears.

Un solide groupe de receveurs

Les changements apportés chez les Alouettes au cours de la saison morte, avec l’ajout de joueurs canadiens en défense, pourraient leur permettre d’utiliser cinq receveurs de passes américains.

Avec Williams et T.J. Graham, l’attaque montréalaise possède une vitesse qu’elle n’a peut-être jamais eue.

Les deux ailiers espacés pourraient ainsi créer de l’espace à courte et moyenne distance pour les Ernest Jackson, B.J. Cunningham et Eugene Lewis.

Le porteur de ballon Tyrell Sutton et le centre arrière Patrick Lavoie pourraient aussi en profiter.

Selon Williams, la cohésion se développe rapidement. Il a déjà joué deux saisons avec Jackson et Lavoie à Ottawa et il a croisé Cunningham lors de son passage à Chicago. Bref, il se sent déjà en terrain connu.

Il ne reste plus qu’à trouver quelqu’un pour leur lancer le ballon.

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