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Christine Sinclair à Montréal contre la sclérose en plaques

La mère de Christine Sinclair, Sandi, se savait atteinte de la sclérose en plaques depuis deux ans lorsqu'elle a donné la vie à celle qui allait devenir la plus grande joueuse de soccer canadienne. Aujourd'hui, sa fille parcourt le Canada pour cette cause qui lui tient à cœur.

Un texte d’Olivier Tremblay

À 34 ans, la carrière de Sinclair est bien remplie : victoires à la Gold Cup et aux Jeux panaméricains, deux médailles de bronze aux Jeux olympiques, 13 titres de joueuse canadienne de l’année, 168 buts en 259 matchs – pour l’instant – avec l’équipe nationale.

Mais avec l’âge vient la sagesse, et l’attaquante des Thorns de Portland souhaite désormais que son legs transcende son palmarès. Il y a un an et demi, lorsqu’elle a participé à un événement de la Société canadienne de la sclérose en plaques en Colombie-Britannique, sa vie « a changé ».

« J’espère avoir pu, au cours de ma carrière, encourager des enfants à suivre leurs rêves, mais je veux aussi qu’on reconnaisse que j’ai fait plus que ça, précise Sinclair. Je veux changer les choses au Canada, et compte tenu du diagnostic de ma mère, je tiens à le faire pour elle. »

Rencontrée à un événement de financement à Dollard-des-Ormeaux, Sinclair dit que sa mère va bien même si elle est l’une des 100 000 personnes atteintes de cette maladie au Canada. Le pays affiche le taux le plus élevé de sclérose en plaques du monde.

Sinclair n’a pas su avant la préadolescence que sa mère, qui a gardé toute sa tête, mais dont le corps a ralenti peu à peu, vivait avec la maladie.

« Je lui ai parlé aujourd’hui. C’est une battante, lance Sinclair. Elle tient le coup et elle me suit aux nouvelles. »

Sinclair s’est rendue à Vancouver mercredi, puis à Toronto et à Montréal jeudi, en pleine préparation pour un choc contre le grand rival de Seattle cette fin de semaine. Les Thorns, dit-elle, n’ont pas hésité à la laisser rater quelques entraînements.

L’équipe est associée aux Timbers de Portland de la MLS, dont les partisans les plus enthousiastes membres de la « Timbers Army » se distinguent par leur engagement dans la collectivité.

Plus de 3000 d’entre eux se sont notamment rendus au stade en 2013 pour encourager le club d’un jeune survivant du cancer contre les Timbers, un « match » organisé avec la fondation Make-a-Wish.

Si jamais Sinclair désirait sensibiliser l’Oregon à sa cause, elle aurait sans doute une base de soutien.

« Nous n’en avons pas discuté, mais je serais prête à le faire, indique-t-elle. La Timbers Army est passionnée, et ces partisans seraient prêts à appuyer toute cause. »

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