Retour

Chute de plusieurs mètres d'un ouvrier sur le chantier de l'autoroute Bonaventure

Le travailleur qui a fait une chute d'une dizaine de mètres ce matin au chantier de démolition de l'autoroute Bonaventure, dans le sud-ouest de Montréal, serait hors de danger, selon son représentant syndical, Marco Patenaude. Citant des sources policières, M. Patenaude soutient que l'ouvrier a subi des blessures sérieuses - côtes fracturées et hémorragies internes - mais les médecins ne craignent plus pour sa vie.

« Il se repose à l'hôpital, la famille a été avisée et son père est avec lui », a indiqué M. Patenaude sur les ondes d'ICI RDI.

Vers 5 h ce matin, l'ouvrier de 35 ans s'affairait à ranger des outils dans une boîte montée à sa hauteur par un chariot élévateur. L'homme aurait sauté dans la boîte, qui aurait basculé, l'entraînant dans une chute de quelque 10 mètres. Il se trouvait dans un état critique au moment de son transport vers un centre de traumatologie montréalais.

« C'était une fin de quart, on ramassait les outils. Il était à mettre des outils dans une boîte supportée par un "lift" », explique M. Patenaude. « On ne sait pas pour quelle raison encore, mais Monsieur aurait sauté dans la boîte pour placer des outils - on pense, on ne sait pas - et c'est à ce moment que la boîte a basculé. »

« Pour l'instant on parle d'un bête accident comme il en arrive trop souvent », estime M. Patenaude, qui croit que toutes les mesures de sécurité ont été respectées sur le chantier. Il s'agit du premier incident du genre sur le chantier, toujours selon M. Patenaude.

Des agents du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ont été dépêchés sur les lieux, mais le chantier demeure ouvert. Seul le secteur où s'est produit l'accident a été isolé afin que les enquêteurs de la Commission de santé et sécurité au travail (CSST) fassent la lumière sur les circonstances de l'accident.

Les travailleurs s'affairent à démolir cette portion de l'autoroute Bonaventure. Construite en 1966, l'autoroute Bonaventure aurait demandé des coûts de réfection trop importants.

Plus d'articles

Commentaires