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Ciman-Cabrera : l'équilibre au centre de la défense de l'Impact

Laurent Ciman a brillé samedi soir au stade Saputo, un spectacle rendu possible par l'efficacité de Victor Cabrera, travailleur de l'ombre. Ce duo, nouvelle assise de la défense, s'épanouit malgré une importante barrière linguistique.

Un texte d'Olivier Arbour-Masse

« Victor a été fantastique (samedi) soir, a reconnu Frank Klopas après le match. Il y a un bon équilibre entre les deux. C'est ce qu'on cherchait et on l'a trouvé. »

Le pilote montréalais a essayé de nombreuses combinaisons en charnière centrale avant d'avoir la main heureuse avec la paire Cabrera-Ciman.

Bakary Soumare a eu la plus longue audition : 14 matchs aux côtés de Ciman, dont le rôle ne fait aucun doute. Mais le Malien court aujourd'hui sous d'autres cieux. Wandrille Lefèvre a quant à lui disputé 6 rencontres avec le Belge.

Qualités complémentaires

Klopas apprécie la complémentarité des deux hommes qu'il a réunis il y a maintenant cinq matchs. Depuis ce jour, les Montréalais ont une fiche de deux victoires, deux défaites, dont une contre le New York City FC dans une rencontre qu'ils ont dominée, et un match nul. Ils ont encaissé six buts.

« Victor est un défenseur dur, agressif, très bon à un contre un et bon pour contrer le jeu aérien, de poursuivre Klopas. Il couvre beaucoup de terrain quand Ciman se porte en attaque. »

Les qualités défensives de Ciman sautent aux yeux. Épaulé par l'Argentin, il peut également écouter ses pulsions offensives, comme il l'a démontré à quelques reprises samedi avant d'enfoncer le but gagnant en fin de match.

« C'est planifié, ajoute Cabrera par l'entremise d'un interprète. Laurent aime ça, monter en attaque. Frank me demande de couvrir ses arrières. Si je ne restais pas derrière, on encaisserait 20 buts par match. »

S'entendre sans se comprendre

Si Cabrera doit faire appel aux services d'un traducteur, c'est qu'il ne parle qu'espagnol. Mais la communication avec son partenaire francophone semble possible malgré la barrière de la langue.

« Dans le football, il y a toujours un langage universel, plaide Ciman. Ça se passe bien. Il y a des mots que je dois dire en espagnol et lui doit parfois me répondre en anglais. Ce n'est pas évident, mais il faut nous laisser du temps par rapport à ça aussi. »

Ne pas toujours se comprendre comporte aussi ses avantages. Notamment quand Ciman exprime son mécontentement, comme il le fait sans gêne.

« Ça ne me dérange pas parce que je ne comprends pas ce qu'il dit, plaisante Cabrera. Mais c'est normal, il y a des coéquipiers plus expressifs que d'autres. »

Mentor de luxe

Pour Cabrera, ce stage auprès de celui qu'Evan Bush qualifie de « meilleur défenseur de la Ligue », devient une occasion de croissance précieuse. « Il est très sérieux et très calme sur le terrain. J'essaie d'apprendre », consent l'Argentin de 22 ans.

Le travail acharné du Belge de 29 ans servira d'exemple à Cabrera. Car si tout semble sourire à Ciman, nommé pour le match des étoiles de mercredi, la transition en MLS n'était pas gagnée d'avance.

« Facile? Je n'aime pas ce mot. J'ai eu des difficultés au premier match, rappelle l'arrière. Après je me suis remis en question. J'ai travaillé, il n'y a pas de secret. Aujourd'hui, je suis bien. Je vais tout faire pour franchir un autre palier. »

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