De retour à l'entraînement avec l'Impact après avoir disputé deux matchs de qualification pour le Mondial 2018 avec l'équipe nationale belge, le défenseur Laurent Ciman revient avec l'envie de transmettre son énergie à ses coéquipiers montréalais.

Un texte de Jean-François Chabot

Après une séance d'entraînement un peu plus ludique qu'à l'habitude pendant laquelle les joueurs répétaient une forme de aki avec des ballons de soccer, Ciman est venu dire aux journalistes qu'il était prêt pour le grand duel contre Toronto.

Sans aller jusqu'à dire que les deux équipes se détestent, Ciman, comme l'attaquant Ignacio Piatti avant lui, a reconnu que le match de dimanche constituait un derby entre deux formations rivales qui n'aiment pas perdre face à l'autre.

« Je suis encore un peu sous l'effet du décalage horaire, mais tout devrait rentrer dans l'ordre pour dimanche. Je ne déteste pas Toronto. Pour des gars comme Maxime Crépeau, ça veut dire beaucoup et c'est peut-être davantage rempli de haine. Ça sera peut-être pareil pour moi dans les prochaines années. Mais je sais que c'est un derby. Un derby ça ne se joue pas, ça se gagne », a d'abord dit Ciman.

Le défenseur a poursuivi en parlant de l'énergie qu'il ramenait dans ses valises et qu'il souhaitait mettre au service de l'Impact pour ce dernier match crucial de la saison à domicile.

« Chaque fois que je pars m'entraîner là-bas, sans vouloir manquer de respect à qui que ce soit, le niveau est beaucoup plus haut vu les joueurs qui sont dans l'effectif. Pour moi, c'est bien par rapport au rythme. Les entraînements sont beaucoup plus vites. Le jeu va beaucoup plus vite. Quand je reviens ici, j'essaie de garder le même niveau. Hassoun (Camara) m'en parle souvent. Il veut que j'aie ce niveau-là pour tirer l'équipe vers le haut », a poursuivi Ciman.

Biello calme avant la tempête

Pendant ce temps, l'entraîneur-chef Mauro Biello tente au mieux de gérer les émotions et le temps de préparation de l'équipe qui s'étale sur cinq jours au lieu de quatre.

Biello s'est d'abord réjoui de constater le bien qu'a procuré à Ciman son bref séjour en Belgique.

« Il a joué dans les deux matchs, il a bien fait et l'entraîneur lui a donné beaucoup d'appui aussi. Maintenant, il revient avec cette confiance en espérant aider l'équipe. »

Biello, comme l'ensemble de sa troupe, a hâte que l'heure du match arrive.

« J'ai beaucoup de joueurs disponibles pour ce match. Tout le monde est en santé. C'est une finale pour nous. C'est un match décisif. On veut aussi poursuivre notre séquence de victoires, retrouver notre confiance à domicile et accéder aux éliminatoires. Tous ces facteurs sont inclus dans ce match-là. »

Biello a conclu en indiquant qu'il comptait sur le mouvement pour faire la différence. Pour lui, il s'agit d'une des clés de la victoire. Il veut voir les siens avec une meilleure gestion dans le temps de possession du ballon.

« Le mouvement est important pas juste pour celui qui a le ballon, il faut aussi pouvoir créer des options. Il faut avoir la patience et savoir reconnaître les moments pour déséquilibrer l'adversaire avec la vitesse. »

Le Toronto FC reste une équipe redoutable, d'autant plus que Sebastian Giovinco effectuera un retour au jeu.

Rappelons que le match sera présenté à guichets fermés dimanche au Stade Saputo, constituant la dixième salle comble de la saison pour le onze montréalais.

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