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Cinq ans de prison pour deux agresseurs d'un chauffeur de la STM

Deux hommes accusés de voies de fait graves envers un chauffeur de la Société de transport de Montréal (STM) ont été condamnés, mercredi, à cinq ans d'emprisonnement par la juge Isabelle Rheault, de la Cour du Québec

Jeffrey St-Cloud, Daniel Quiroz-Rivas et un troisième jeune homme qui, lui, était mineur au moment des faits, avaient attaqué un chauffeur de la STM en pleine nuit, dans le nord de la métropole, le 24 avril 2013.

L'autobus était équipé de deux caméras de surveillance et des images nettes montrant les trois suspects à bord du véhicule avaient par la suite été diffusées par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Les trois hommes avaient d'abord voulu monter à bord du bus entre deux arrêts, ce que le chauffeur, Marc-Olivier Fortin, avait refusé. Ils sont finalement montés dans le bus et se sont assis à l'arrière, d'où ils ont insulté le chauffeur. Une dizaine de passagers se trouvaient dans l'autobus. Les trois hommes se sont par la suite avancés et ont craché sur le chauffeur, qui s'était levé.

Jeffrey St-Cloud, Daniel Quiroz-Rivas et leur compagnon ont alors asséné 18 coups à la tête de Marc-Olivier Fortin, avant de s'enfuir.

Marqué pour la vie

La victime a subi une fracture du crâne et est tombée dans le coma pendant des jours. Aujourd'hui, Marc-Olivier Fortin vit avec des séquelles et prend quantité de médicaments. Il n'a plus jamais été en mesure de reprendre son travail de chauffeur d'autobus.

En fonction du temps qu'il a déjà purgé en prison, Jeffrey St-Cloud devra passer encore trois ans derrière les barreaux. Dans le cas de Daniel Quiroz-Rivas, il lui reste six mois à purger. Il sera ensuite soumis à trois ans de probation avec couvre-feu. Le jeune homme mineur au moment des faits avait reçu sa sentence en 2014.

La procureure de la Couronne avait demandé à ce que St-Cloud et Quiroz-Rivas soient condamnés à sept ans de prison. Geneviève Langlois estime que la peine de cinq ans, qui leur a été finalement imposée, reflète malgré tout la brutalité de l'attaque à laquelle ils s'étaient livrés.

Le père de la victime espère mieux pour la société

La victime n'était pas dans la salle au moment du prononcé de la peine, mais son père, Yves Fortin, était sur place. Il a dit espérer que des mesures soient mises en oeuvre pour « que tout un chacun soit libre de bien vivre et qu'on ait du plaisir dans notre société ».

Plusieurs représentants syndicaux de la STM s'étaient également déplacés pour entendre la peine. L'un d'eux, Renato Carlone, aurait préféré une peine plus sévère pour les agresseurs de son collègue : « Il est venu travailler ce soir-là pour gagner sa vie et, aujourd'hui et pour le restant de ses jours, il ne sera plus jamais pareil », a-t-il déploré.

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