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Cinq défis intéressants (et déterminants) pour le Canadien

BILLET - Le Canadien présente cette saison une formation complètement revampée qui marquera davantage de buts et qui offrira plus de possibilités à Michel Therrien. Toutefois, la gestion de ce personnel dans marathon de 82 matchs comportera aussi des défis dont la tournure aura un impact sur le rendement de la formation. En voici quelques-uns...

Un texte de Martin Leclerc

La gestion « gérontologique » d'Andrei Markov : le vétéran défenseur célébrera son 38e anniversaire le 20 décembre prochain.

La saison dernière, il a été utilisé pendant 23 minutes et 50 secondes par match en moyenne, soit autant qu'il y a dix ans, alors qu'il était à son apogée.

Markov ne perdra jamais son extraordinaire vision du jeu ni ses talents de passeur, mais il a ralenti.

Le fait qu'il puisse encore se tirer d'affaires dans la LNH à cet âge et après plusieurs interventions chirurgicales à un genou constitue d'ailleurs un exploit.

Depuis plusieurs saisons, on évoque la possibilité de réduire son temps d'utilisation pour préserver son niveau d'efficacité.

Le temps est venu de passer de la parole aux actes, afin qu'il puisse encore être en mesure de contribuer de façon significative à compter du mois d'avril.

Offrir des conditions optimales à Alexander Radulov : bien entouré, l'attaquant russe pourrait lutter avec Max Pacioretty et Alex Galchenyuk pour le titre de meilleur marqueur de l'équipe.

Or, Radulov se retrouve pour l'instant au sein d'un second trio pivoté par Tomas Plekanec (qui revient d'une saison très difficile malgré ses 54 points obtenus) et complété par la recrue Artturi Lehkonen, qui se familiarisera avec les rigueurs du calendrier de la LNH.

Au cours des matchs préparatoires, malgré la fougue déployée par Radulov, le trio de Plekanec est celui qui a généré le moins d'occasions de marquer chez le CH.

Parmi les 50 centres les plus utilisés dans la LNH la saison dernière, Tomas Plekanec était le troisième plus âgé, derrière Pavel Datsyuk (qui joue dans la KHL cette saison) et Joe Thornton.

Plekanec célébrera son 34e anniversaire dans quelques semaines, et Michel Therrien devra tenter de le relancer et d'en tirer le maximum pour pouvoir profiter des incroyables habiletés de Radulov et pour pouvoir compter sur un deuxième trio digne de ce nom.

Transformer Nathan Beaulieu en défenseur d'élite : en termes d'utilisation, l'arrière de 23 ans était le cinquième défenseur du CH la saison dernière. Il disputait en moyenne 17min23sec par match.

Cette saison, notamment en raison de l'âge de Markov et des changements survenus au sein de la brigade défensive, le défi consiste à faire passer Beaulieu au niveau suivant et à le rendre suffisamment stable défensivement pour pouvoir affronter les deux meilleurs trios adverses soir après soir.

C'est une très grosse bouchée à avaler.

Pour l'instant, Beaulieu semble destiné à être utilisé souvent en compagnie de Shea Weber, et il s'agit d'une excellente nouvelle.

Lorsqu'on voit l'influence qu'a exercée Weber auprès des jeunes arrières des Predators de Nashville, on ne peut que s'attendre à voir progresser le jeu de Nathan Beaulieu au cours des prochains mois. 

En attendant d'être mieux fixé sur cette question, l'entraîneur n'aura probablement d'autre choix que de faire jouer Weber en compagnie de tous ses défenseurs gauchers, en tenant compte des situations qui se présenteront.

Si Beaulieu ne progresse pas comme prévu, ça pourrait devenir problématique.

Le paradoxe Pacioretty/Galchenyuk : le Canadien aura la chance de miser sur deux marqueurs de 30 buts cette saison. Mais il reste à voir si Max Pacioretty et Alex Galchenyuk sont capables de réussir ce tour de force en jouant au sein du même trio.

La saison dernière, Pacioretty et Galchenyuk (qui sont deux purs tireurs) avaient été rassemblés assez tardivement au sein de la même unité.

Et une tendance claire s'était tout de suite dégagée : pendant que Galchenyuk remplissait littéralement le filet, Pacioretty bénéficiait de beaucoup moins de chances de marquer qu'à l'habitude.

Ce même phénomène est réapparu dans un récent match préparatoire face aux Bruins de Boston.

Glachenyuk a créé une chance de marquer et en a obtenu pas moins de cinq, tandis que Pacioretty a créé trois bonnes chances de marquer pour ses compagnons de trio, mais n'en a obtenu qu'une seule.

Le premier trio composé de Pacioretty-Galchenyuk-Gallagher est dominant.

Mais cette combinaison permet-elle de soutirer une production maximale de chacun de ses membres? Déshabille-t-on Pacioretty pour habiller Galchenyuk en les faisant jouer ensemble?

La réponse n'est pas encore claire mais elle le sera peut-être davantage après quelques semaines d'activités, si jamais Pacioretty accuse un net retard sur Galchenyuk au chapitre des buts marqués.

Faire opérer la magie de Kirk Muller : en 2010-2011, la dernière fois que Kirk Muller a dirigé l'attaque massive du Canadien, l'équipe avait inscrit pas moins de 57 buts.

Le CH n'a jamais atteint un tel niveau d'efficacité par la suite (sauf au cours de la saison écourtée de 2012-2013, où les hommes de Michel Therrien avaient marqué 42 buts en 48 matchs en supériorité numérique).

La saison dernière, le Canadien a secoué les cordages 42 fois (en 82 matchs) avec l'avantage d'un joueur, ce qui lui a valu le 25e rang dans la LNH.

Si cette unité spéciale retrouve son lustre d'antan sous les commandes de Capitaine Kirk, ce sera suffisant pour propulser l'attaque du CH parmi les cinq meilleures de la LNH.

En plus de l'arrivée de Muller, la présence de Shea Weber se veut une police d'assurance supplémentaire.

Weber est le défenseur qui a marqué le plus grand nombre de buts en avantage numérique dans la LNH la saison dernière (14, soit 12 de plus que P.K. Subban).

À toute épreuve, le blogue de Martin Leclerc.

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