FOXBORO, Massachusetts - Il n'était pas encore 9 h, vendredi matin, mais déjà ils affluaient par milliers en direction du stade Gillette, théâtre de la Classique hivernale.

Un texte de Jean-François Chabot

En ce matin du jour de l'An 2016, des partisans du Canadien et des Bruins formaient une triple file longue de 6 kilomètres sur la Route 1, de la sortie de l'autoroute 95 jusqu'à l'entrée du stade.

Partout au-dessus des vastes aires de stationnement flottait une odeur de grillades, se mêlant aux effluves de bières et de maïs fraîchement éclaté.

À une autre extrémité du stade, le Fanfest invitait les amateurs à tester leurs habiletés à l'aide de jeux d'adresse liés au hockey. Des anciens joueurs des deux équipes y signaient des autographes, dont Cam Neely et Mark Recchi.

Au travers de ce qui avait les allures d'un véritable tsunami jaune et noir, on trouvait quelques îlots tricolores irréductibles.

Ils ont traversé la frontière par milliers pour encourager leurs favoris. Ils (et elles) sont venus d'aussi loin que l'Alberta pour être de la fête et pour pouvoir dire à leurs amis : « J'y étais. »

L'ambiance était effectivement festive, les partisans des deux clans se côtoyant avec le sourire. Comme les frères d'une même famille qui enterrent la hache de guerre, le temps de trinquer et de se souhaiter bon match.

La rivalité allait évidemment reprendre toute sa place aussi que la rondelle de la première mise en jeu toucherait la glace.

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