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Coderre « aimerait bien que je m'approche de son équipe », confirme Poëti

Le député libéral de Marguerite-Bourgeoys, Robert Poëti, reconnaît que le maire de Montréal Denis Coderre tente bel et bien de l'attirer dans son équipe en vue des prochaines élections municipales, confirmant du coup des rumeurs qui circulent depuis un moment à ce sujet.

L'ex-ministre des Transports, qui a été éjecté du Conseil des ministres en janvier, a fait cette déclaration lors d'une entrevue accordée à ICI RDI mardi, quelques minutes à peine après que le premier ministre du Québec Philippe Couillard eut dit n'avoir eu vent d'aucune rumeur à ce sujet.

« Effectivement, Denis laisse sous-entendre et parle que les élections s'en viennent, qu'il aimerait bien que je m'approche de son équipe », a déclaré M. Poëti, après avoir souligné que son « excellente » relation avec le maire de la métropole, sur « une base professionnelle et personnelle », est un « secret de Polichinelle ».

« À ce stade-ci, il n'y a aucune décision de prise, d'aucune façon. Je suis toujours au Parti libéral, je travaille comme député de Marguerite-Bourgeoys », a-t-il aussitôt ajouté. Il a ensuite parlé du mandat que lui a confié M. Couillard en juin, qui est d'aider les jeunes entreprises du Québec à accéder aux marchés publics.

Ironie du sort, l'ex-ministre des Transports était interrogé après que le premier ministre Couillard eut répondu à des questions des journalistes, en marge de l'annonce de la candidature retenue par son parti pour l'élection partielle qui aura lieu cet automne dans la circonscription de Saint-Jérôme.

Lorsque l'un d'eux lui a demandé ce qu'il pensait des rumeurs concernant M. Poëti, il a répondu : « Moi, je n'entends pas de rumeurs là-dessus. J'ai parlé à Robert il y a quelques jours à peine, il a un mandat très important [...] qui est de voir l'accès des jeunes entrepreneurs, des jeunes entreprises au marché public. »

Dans un point de presse en fin d'après-midi, Denis Coderre a vanté l'intégrité de Robert Poëti, qu'il a qualifié d'« ami ». « C'est sûr qu'il y a une élection qui s'en vient », a-t-il reconnu. « Je ne vous cacherai pas qu'on se parle, mais c'est prématuré. »

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