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Combattre les déserts alimentaires avec les dépanneurs fraîcheur

Des fruits et des légumes frais à prix abordable viendront bientôt côtoyer les friandises, croustilles et boissons sucrées dans neuf dépanneurs montréalais. Le projet-pilote « Dépanneur fraîcheur », porté par les commerces locaux et les équipes de carrefours alimentaire, se veut une réponse au phénomène des déserts alimentaires dans la métropole.

« À Montréal, 40 % de la population n'a pas accès à des aliments frais à distance de marche. C'est devenu un problème », explique Louis Drouin de la Direction de la santé publique de Montréal, présent lors du lancement du projet, jeudi, en face du Dépanneur Caravelle.

Les responsables du projet ont convaincu les propriétaires de neuf dépanneurs, situés dans des déserts alimentaires, d'installer un petit kiosque à fruits.

Jean-Philippe Vermette, conseiller stratégique au Carrefour alimentaire Centre-Sud, est un de ceux qui portent le projet. « Essayer d'envoyer un message positif dans la tête des gens qu'acheter des fruits et légumes au dépanneur, ça peut se faire », assure-t-il.

« C'est le genre d'étalages qu'on retrouve proche de la caisse pour encourager les consommateurs à acheter des produits un peu plus santé finalement », explique Bob le Chef, porte-parole du mouvement Dépanneur fraîcheur.

À Montréal, 6 personnes sur 10 ne consomment pas assez de fruits et légumes. « [Il ne suffit pas] de dire que les fruits et les légumes sont bons pour la santé, encore faut-il pouvoir en trouver », souligne Louis Drouin.

L'idée d'intégrer dans les dépanneurs des fruits et légumes frais afin de réduire le nombre de déserts alimentaires a fait ses preuves dans d'autres villes, comme à Philadelphie, en Pennsylvanie.

Des organismes communautaires vont assurer la distribution des produits et récupérer les invendus, afin d'éviter les pertes pour les dépanneurs.

Les premiers dépanneurs à avoir accepté le pari se trouvent pour l'instant dans les quartiers Saint-Henri, Centre-Sud, Lachine et Bordeaux-Cartierville, mais les responsables du projet-pilote prévoient s'implanter dans une majorité des 900 dépanneurs de l'île de Montréal.

Avec des informations d'Anne-Louise Despatie et Dominic Brassard

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