BILLET – Comme le président de l'Impact Joey Saputo, réfléchissons tout haut.

En entrevue au 98,5 FM, après le revers de lundi contre le Galaxy, Saputo a affirmé que beaucoup de changements se produiront lorsque les transferts seront de nouveau permis en MLS. Et bon nombre d’entre eux, a-t-il ajouté, déplairont aux partisans.

Verbalisait-il simplement ses pensées à chaud après une autre frustrante défaite de son équipe, ou avait-il bien calculé sa sortie?

Voyons voir : le président envisage de contrarier ses supporteurs quelques jours après qu’on eut rapporté que Dominic Oduro aurait pu se retrouver ailleurs en MLS vers la fin de la saison dernière, mais que Saputo avait opposé son veto à cette option à cause de la popularité du Ghanéen.

Coïncidence? Peut-être que oui. Peut-être que non.

Chose certaine, les partisans semblent maintenant prêts au pire.

Voici donc trois réflexions sur ces fameux changements qui partent de la prémisse suivante : qu’est-ce – ou plutôt qui est-ce – qui plaît aux partisans de l’Impact à l’heure actuelle?

On aime… Evan Bush

Le gardien, s’il a quelques détracteurs, est un des favoris de la foule. Les partisans de l’époque de la deuxième division l’ont vu gagner son poste avant que l’équipe se joigne à la MLS. On dirait qu’il est là depuis toujours.

Si Bush devait faire partie de ces changements, l’entraîneur des gardiens, Joël Bats, aurait tout de même de quoi travailler, soit une poignée de jeunes portiers. Bush, pour sa part, n’a probablement jamais eu une valeur aussi élevée.

Tous les journalistes qui couvrent l’équipe vous diraient qu’ils détesteraient le voir partir. Mais une équipe comme le Los Angeles Football Club, par exemple, pourrait se laisser tenter par un garçon comme Evan Bush, qui connaît déjà très bien un des cadres en défense, un certain Laurent Ciman. L’actuel numéro un du LAFC, Tyler Miller, n’a franchement rien cassé jusqu’ici.

On aime… Samuel Piette

Les partisans montréalais aiment quand un des leurs réussit, et ceux de l’Impact n’y font pas exception. Les fidèles du Bleu-blanc-noir ont massivement salué l'embauche de Piette, la saison dernière. Ils espéraient depuis trop longtemps le voir dans la formation, chez lui.

Soyons clairs : Piette ne s'en ira pas. Mais se pourrait-il qu’il doive se battre pour être partant lorsque l’Impact aura terminé son recrutement estival? Que le petit gars de Repentigny, à l’occasion, se contente du banc en début de rencontre?

Cela dit, si quelqu’un peut voir dans un scénario semblable une occasion de s’améliorer comme joueur et, par le fait même, de convaincre ses patrons de sa valeur, c’est bien Samuel Piette.

On aime… Ignacio Piatti

Un joueur à six millions de dollars, ou trois joueurs à deux millions? Le président de l’Impact s’est posé cette question tout haut lundi.

Chaque année, des rumeurs d’Argentine font peur aux supporteurs du Bleu-blanc-noir. Cette fois, c’est le club Rosario Central qui voudrait faire l’acquisition du Nacho montréalais. En entrevue, Saputo s’est mis à calculer l’argent qu’il économiserait dans son budget salarial, puis celui qu’il pourrait réinvestir.

L’Impact nouveau devait produire plus de jeu, disait-on avant la saison. Mais cette année, comme par le passé, c’est plutôt un cas de « quand Nacho va, tout va ». Les habitudes bien implantées dans le jeu de l’équipe demeurent les mêmes : l’Impact réussit à marquer en transition, souvent lorsque Piatti peut accélérer le jeu.

Changer les habitudes, ou se fier aux seules habitudes qui fonctionnent? Beau dilemme.

Il existe 1001 raisons de ne pas souhaiter le départ de Piatti, même s’il a 33 ans. Mais s’il permettait de réellement mettre en œuvre le fameux plan d’avant-saison qu’on semble ignorer depuis, peut-être que ces trois joueurs à deux millions ne seraient pas une si grosse folie que ça.

Encore faut-il en recruter des bons.

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