Retour

Comment le pont Honoré-Mercier a fait peau neuve grâce aux Mohawks

Le consortium de travailleurs mohawks du pont Honoré-Mercier a respecté les échéanciers pour changer le tablier, mais le fédéral reconnaît qu'il y a eu des dépassements de coûts de plus de 3,3 millions de dollars sur un contrat de 200 millions.

Un texte de Bahador Zabihiyan

Le vénérable pont Honoré-Mercier, dont la partie fédérale date de 1959, a un nouveau tablier en béton, sa structure en acier a été rénovée et son pavage est maintenant neuf. Ceci a été rendu possible grâce aux travailleurs mohawks du Mohawk Bridge Consortium (MBC) qui s'affairent à y effectuer des réparations depuis 2008. Mardi, les responsables du MBC et ceux des Ponts Jacques-Cartier et Champlain Incorporé (PJCCI) ont célébré la fin des travaux.

Le contrat de 200 millions de dollars est un des plus importants à avoir été octroyés par le fédéral à une compagnie d'une Première Nation. Les Mohawks ont même failli ne jamais obtenir le contrat puisque le fédéral et le consortium ont arrêté de se parler pendant six mois lors de la phase des négociations.

Finalement, le Mohawk Bridge Consortium a obtenu le contrat et les travaux se sont avérés complexes.

Mais l'entreprise mohawk s'est finalement révélée être l'un des « meilleurs entrepreneurs » avec qui les Ponts Jacques-Cartier et Champlain Incorporé ont fait affaire, dit Glen Carlin, président des Ponts Jacques-Cartier et Champlain Incorporé.

Pas de taxes

Mais le modèle d'affaire du consortium mohawk ne pourrait pas facilement être reproduit dans d'autres chantiers au Québec, reconnaît Sterling Deer, du Mohawk Bridge Consortium. Le pont Honoré-Mercier est une exception car il passe sur le territoire même de la réserve et le consortium mohawk peut faire travailler ses ouvriers sans payer les taxes habituelles.

Ce qui n'empêche toutefois pas les travailleurs mohawks de travailler dans d'autres chantiers majeurs, comme celui du nouveau pont Champlain.

Dépassement de coûts

Le contrat a coûté 200 millions de dollars, et il y a eu 3,3 millions de dollars de dépassements de coûts. Ces coûts additionnels sont entre autres des frais de gestion de la circulation, certains travaux d'acier imprévus et l'adaptation aux conditions de chantier différentes de celles qui étaient prévues, dit PJCCI.

« C'est sûr que quand on travaille sur de vieilles infrastructures, on arrive et il peut y avoir des surprises », explique M. Carlin.

La piste cyclable ne mène nulle part

Si le fédéral a construit une piste « multifonction » pour les cyclistes et les piétons du côté fédéral du pont, Québec n'a encore rien fait sur sa portion. Résultat : il n'y a pas de piste cyclable praticable. Le fédéral a fermé le bout de piste aménagée car il ne mène nulle part.

Le côté provincial du pont a encore besoin de travaux

Toutefois, une intervention majeure devra être réalisée sur la section du pont dont le ministère québécois des Transports est responsable. On ignore quand ces travaux auront lieu.

Transports Québec n'a d'ailleurs même pas encore déterminé quel type de travaux devra être effectué. Parmi les scénarios étudiés : la reconstruction à neuf de toute sa portion du pont. Le ministère des Transports devrait annoncer son choix à l'automne.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Cet amateur de hockey gagne 1000$ s'il réussit à marquer





Rabais de la semaine