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Compétition relevée pour les sélections nationales

Trente-deux patineurs pour 12 places disponibles au sein de l'équipe nationale. Les meilleurs patineurs de vitesse sur courte piste s'affronteront en fin de semaine à l'aréna Maurice-Richard afin de représenter le Canada aux quatre premières Coupes du monde.

Les places sont d'autant plus difficiles à conquérir qu'elles feront l'objet de convoitise de la part d'un groupe faisant partie de l'élite mondiale. Des médaillés olympiques comme Charles Hamelin, François Hamelin, Charle Cournoyer, Olivier Jean, Marianne St-Gelais et Valérie Maltais seront sur la glace. Mais aussi des jeunes qui ont faim comme Kim Boutin, 4e au 1000 m aux derniers Championnats du monde et qui relève d'une blessure.

« Quand tu es blessée, tu passes par des hauts et des bas c'est sûr. Mais l'an passé ma 4e place aux Championnats du monde m'a donné le goût d'un podium cette année, et éventuellement de gagner une médaille olympique », dit Boutin....tout en avouant du même souffle que « parfois je manque de confiance. »

Boutin patinera aux essais du week-end entre autres contre Marianne St-Gelais, qui a encore les derniers JO de Sotchi en travers de la gorge après avoir été blanchie au plan individuel. St-Gelais qui avait gagné l'argent au 500 m quatre ans plus tôt à Vancouver. Elle dit avoir changé. « Changé ma façon de voir les choses, la façon de voir ma carrière aussi. »

Marianne St-Gelais veut être plus combative sur la piste, laisser de côté cette image de « gentille ». « Mon but ultime, c'est l'or aux Championnats du monde et aux JO, rien de moins », dit-elle.

Et puis St-Gelais a mis derrière elle le conflit qu'elle a eu avec son entraîneur Frédéric Blackburn, reconnaissant qu'il « faut avoir des couilles » pour occuper un tel poste.

« L'entraîneur c'est un guide. Et diriger huit filles, c'est pas évident. Des fois, je me fâche contre lui, mais je me dis que moi aussi je ne suis pas reposante. À Sotchi j'étais perdue, donc c'est important pour moi de retrouver Frédéric Blackburn. »

Charles Hamelin, mentor

Chez les hommes, Charles Hamelin, qui a fêté ses 31 ans le 14 avril, incarne le favori. Mais certains, comme Charle Cournoyer, aiment lui souffler dans le cou après sa médaille de bronze au 500 m à Sotchi. D'autant, que Cournoyer se remet de deux opérations aux épaules qui ont été suivies la saison dernière d'une fracture au pied.

« C'est excitant pour moi de revenir à la compétition, de montrer ce que je suis capable de faire. »

Charles Hamelin, lui, aime la compétition. Encore plus si elle vient des plus jeunes.

« Mon rôle dans l'équipe c'est d'assurer une relève. Je suis passé par là. Il s'agit de faire en sorte que ces jeunes atteignent leurs objectifs, dit le médaillé d'or de Vancouver et Sotchi. Et le jour où je serai battu par un plus jeune, je me dirai mission accomplie. »

Charles Hamelin souligne aussi que de nouvelles puissances émergent dans le monde du patinage de vitesse sur courte piste. « La Hongrie, la Grande-Bretagne, la Hollande sont des nouvelles puissances. Il n'y a plus seulement la Chine, la Corée (du Sud), le Japon et le Canada ».

Jouer les mentors pour Charles Hamelin, c'est bien. Mais des objectifs personnels demeurent. Et il voit loin malgré ses 31 ans.

« Tout ce qui me manque c'est un championnat du monde individuel. Et le meilleur moment pour en gagner un ce serait aux Championnats du monde à Montréal en 2018. Juste après les Jeux olympiques. »

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