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Coup d'éclat de Greenpeace au stade olympique pour protester contre Trans Mountain

Des activistes de l'organisation Greenpeace ont escaladé tôt jeudi matin le mât du stade olympique à Montréal pour protester contre l'expansion du pipeline Trans Mountain.

Vers 6 h, au moins trois personnes ont commencé l'ascension de la structure, nommée Tour de Montréal.

Après être montés à environ 60 mètres du sol, ils y ont déployé une bannière de 10 mètres de large et 25 mètres de long avec l'inscription « Ne salissez pas notre argent : Stop Pipelines », afin de signifier leur opposition au rachat de Trans Mountain par le gouvernement fédéral.

« En 2018, on doit investir dans la transition énergétique. On ne doit plus financer de projets qui détruisent notre environnement et notre climat », a soutenu la porte-parole de Greenpeace Isabelle L'Héritier en entrevue à Radio-Canada.

Jointe au téléphone par Radio-Canada au cours de sa descente, la grimpeuse et activiste de Greenpeace Michèle Lavoie a également souligné que leur action n'était pas vaine, même si les travaux du pipeline Trans Mountain ont déjà commencé. « Je pense qu’il n’est jamais trop tard pour agir et montrer notre refus », a-t-elle déclaré, en rappelant que le projet d’oléoduc Énergie Est, qui a été fortement contesté par différents groupes, avait finalement été abandonné.

Fermeture et arrestations

Ce coup d'éclat a forcé le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) à mettre en place un périmètre de sécurité autour de la base du stade olympique, et le funiculaire a été fermé.

Une équipe de pompier était également sur place, tout comme Urgences-santé.

Les grimpeurs, une fois descendus, ont été arrêtés pour méfait par les policiers. Des enquêteurs du SPVM sur les lieux détermineront plus tard si d'autres accusations pourraient être déposées contre les activistes.

Date butoir : 22 juillet

À la fin du mois de mai, le gouvernement Trudeau s'est engagé à acheter le pipeline à Kinder Morgan pour une somme de 4,5 milliards de dollars. Ottawa a toutefois jusqu'au 22 juillet pour confirmer s'il va de l'avant avec cette transaction.

L’expansion de l’oléoduc Trans Mountain, qui a vu le jour en 1953, prévoit la construction d’un second pipeline qui relierait Edmonton au terminal pétrolier de Burnaby, en Colombie-Britannique.

Le projet de pipeline est contesté par plusieurs groupes, dont Greenpeace. L'organisation n'en est d'ailleurs pas à sa première manifestation contre le projet Trans Mountain. Le plus récent coup d'éclat remonte au début du mois de juillet, à Vancouver, où des activistes avaient formé un « barrage aérien humain » en dessous du pont Ironworkers Memorial pour tenter de bloquer le passage d'un pétrolier.

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