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CPE : les négociations se poursuivent après une semaine de grève à Montréal et à Laval

Les négociations « progressent » entre l'association patronale et le Syndicat des travailleuses des centres de la petite enfance (CPE) de Montréal et de Laval, indique le ministre de la Famille, Luc Fortin, alors qu'une première semaine de grève vient de se terminer.

Les éducatrices et éducateurs étaient réunis mercredi en assemblée générale à Montréal pour la première fois depuis le déclenchement du mouvement de grève générale illimitée.

Il s’agit d’une phase cruciale. Le syndicat a remis mardi « une offre globale et finale » à la partie patronale et attend une réponse.

La représentante de l’association patronale des CPE, Chantal Bellavance, affirme que le regroupement veut en arriver à une entente de principe le plus rapidement possible.

Tout en rappelant qu’il s’agit d'une négociation privée à laquelle le gouvernement ne participe pas, le ministre de la Famille a confié qu'il aimerait qu'on « accélère le pas » pour donner les services auxquels les enfants ont droit.

Les discussions achoppent, selon la porte-parole du Syndicat des travailleuses des CPE de Montréal et Laval-CSN Nathalie Fontaine, sur tout ce qui touche aux conditions de travail, comme le principe d’ancienneté, les horaires de travail et les formations.

Pour la partie patronale, c’est la question de l’organisation du travail qui constitue un défi, notamment en ce qui concerne le pouvoir décisionnel voulu par les éducatrices. Mme Bellavance cite entre autres « la qualification du personnel pour des remplacements à long terme [et] des congés sans solde fractionnables à la journée » qui, aux yeux de la partie patronale, ajoutent de l’instabilité dans les groupes d’enfants.

Pour le syndicat, il n’est pas question de reculer sur le pouvoir décisionnel. « Le CPE est un organisme communautaire créé par des parents, et les éducatrices ont toujours fait partie des décisions », rappelle Nathalie Fontaine.

Depuis mercredi dernier, 57 centres de la petite enfance de Montréal et de Laval sont touchés par une grève illimitée de leurs travailleuses. Le réseau en compte 993 au Québec. Les syndiquées de l’Estrie et de la Mauricie ont déjà signé leur nouveau contrat de travail.

Avec les informations de Marie-Ève Cousineau

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