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D'autres histoires de multiples enseignants suppléants dans des écoles du Grand Montréal

Si la présidente de la Commission scolaire de Montréal qualifie de « très rare » la succession d'enseignants suppléants dans une classe, dont a fait état Radio-Canada la semaine dernière, des dizaines d'autres histoires semblables surgissent depuis la diffusion du reportage.

La mère d’un enfant de l’école Saint-Jean-de-Brébeuf, dans l’arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie, a raconté que son garçon et ses camarades de classe de première année avaient vu 10 suppléants défiler dans leur classe en 5 mois. Elle racontait que son enfant avait perdu l’envie d’aller à l’école.

Le mouvement Je protège mon école publique (JPMEP) a recensé pas moins de 39 autres cas sur les réseaux sociaux depuis la diffusion du reportage. La multiplication de ces témoignages, dont certains viennent d’autres régions, semble convaincre l’organisme qu’on a affaire à un problème réel.

« Des gens qui nous disent non, ce n’est pas exceptionnel des cas comme ça, il en arrive dans telle école, beaucoup de la Commission scolaire de Montréal, mais pas uniquement, souligne la porte-parole de JPMEP, Pascale Grignon. Il y en a aussi de la Commission scolaire Marie-Victorin, de la Commission scolaire des Trois-Lacs, dans la région de Vaudreuil-Soulanges, dans la Pointe-de-l’Île, dans la région de Granby, etc. »

La présidente de la CSDM, Catherine Harel-Bourdon, soulignait la semaine dernière que la commission scolaire compte plus de 9000 enseignants et qualifiait le cas de Saint-Jean-de-Brébeuf d’exceptionnel.

Devant les nouveaux témoignages sur les réseaux sociaux, elle n’a pas voulu commenter de nouveau le dossier.

La CSDM réitère qu’elle a lancé une campagne de recrutement pour répondre aux besoins de suppléance.

Avec des informations de René Saint-Louis

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