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Darian Durant ne se voit pas comme le sauveur des Alouettes

Quelques heures après avoir accepté l'offre de contrat de trois ans pour jouer à Montréal, le vétéran quart Darian Durant est venu dire qu'il ne serait qu'un rouage dans les succès espérés des Alouettes.

Un texte de Jean-François Chabot

Durant a passé 11 saisons dans l’uniforme des Roughriders de la Saskatchewan. Il y a gagné deux Coupes Grey et en a perdu deux autres justement contre les Alouettes.

Natif de la Caroline du Nord, Durant qui a maintenant 34 ans, a rencontré les médias montréalais vendredi pour leur faire part de son enthousiasme face à ce nouveau chapitre de sa carrière.

Après avoir remercié tous ceux qui avaient travaillé à rendre possible son transfert chez les Alouettes, Durant s’est ensuite abstenu de tenter d’expliquer pourquoi la direction des Roughriders avait choisi de le laisser partir.

« C’est une question de se sentir désiré. Les Alouettes ont fait connaître leur intérêt pour mes services, tandis que les Riders s’en allaient dans une autre direction. Il faut poser la question à Chris Jones (le DG des Riders), les raisons qui l’ont poussé à m’échanger. Pour ma part, j’ai toujours démontré que j’aurais souhaité terminer ma carrière là-bas », a déclaré Durant.

Un joueur d’équipe

Même s’il n’a pas disputé une saison complète de 18 matchs depuis 2010, Durant ne se perçoit pas comme un joueur fragile.

« J’ai été victime d’un dur plaqué la saison dernière, qui a résulté en une sévère foulure de la cheville. Autrement, j’ai quand même pris part à 15 rencontres. Il est très difficile de jouer tous les matchs d’une saison dans cette ligue. C’est pourquoi il faut pouvoir compter sur de bons réservistes. Il faut aussi un peu de chance et une solide protection de la ligne à l’attaque. C’est toujours un effort d’équipe. »

Durant se dit aussi prêt à devenir un mentor et un exemple pour les plus jeunes.

De gros souliers

Conscient que personne n’est encore parvenu à chausser les souliers d’Anthony Calvillo, Durant sait que les attentes sont grandes, mais il ne se veut surtout pas un sauveur.

« Je viens ici en voulant être le genre de leader que j’ai toujours été. Je pense qu’en m’intégrant aux autres vétérans comme S.J. Green, Nick Lewis et le noyau de la défense, je ne suis qu’une pièce du casse-tête. Si chacun fait son boulot et si on évite les blessures, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas se classer au sommet dans l’Est. »

Durant aime la composition de la brigade de receveurs des Alouettes.

« Je crois que c’est un excellent groupe. La perte de S.J (Greene) tôt la saison dernière a fait mal à l’équipe du point de vue de la profondeur. S’il reste en santé et qu’on y ajoute Nick Lewis, (B.J.) Cunningham, (Tiquan) Underwood et (Samuel) Giguère, nous avons là tous les ingrédients pour former une attaque très productive. »

Est-il déçu en sachant qu’il ne sera pas présent quand les Roughriders inaugureront leur nouveau domicile à Regina?

« Je n’ai aucun regrets. Bien sûr que j’aurais aimé y être, mais c’est ça le football. Peyton Manning a fini en jouant à Denver et Joe Montana est allé à Kansas City. Quand on a la chance de pratiquer ce sport durant de nombreuses saisons, il est probable que vous ayez à connaître un changement de décor. C’est le côté affaire du sport. Je l’accepte et je suis prêt à aller de l’avant », a renchéri Durant.

En pays ami

S’il ne connaît pas ses nouveaux coéquipiers personnellement, Durant débarque quand même en pays de connaissance.

Le nouveau directeur général Kavis Reed agissait comme coordonnateur des unités spéciales avec la Saskatchewan en 2009. C’est lui qui était sur la passerelle quand les Riders ont été pris en défaut avec un 12e joueur sur le terrain, donnant au botteur des Alouettes Damon Duval une seconde chance de remporter la Coupe Grey.

Et il y a Jacques Chapdelaine, qui était le coordonateur offensif des Riders quand ils ont décroché la coupe en 2015.

« J’ai déjà parlé avec Jacques et je lui ai fait part de mon enthousiasme. Je lui ai dit que j’avais hâte de reprendre là où nous avions laissé les choses en 2015. La nature de l’attaque qu’il propose me donne l’impression de jouer au basketball sur gazon. »

« Je veux simplement être le gars qui place le ballon dans les mains des receveurs, du premier coup, avec précision, et les laisser faire ce qu’ils font de mieux. Ses plans de jeu me donnent beaucoup d’options », a conclu Durant qui n’oubliera jamais où il se trouvait le jour de l’assermentation du 45e président des États-Unis.

Durant s’est empressé de rappeler que sa fiancée est torontoise et qu’il a pour objectif de s’installer au Canada en permanence.

« Comme ça, je n’aurai plus à me soucier de ce qui se passe là-bas », a-t-il dit sourire en coin.

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