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David Lemieux salue ses partisans avec une victoire

MONTRÉAL -- David Lemieux a fait plaisir à ses partisans venus nombreux, samedi au Centre Bell, afin de saluer son retour après une absence de 16 mois sur la scène montréalaise.

Un texte de Jean-François Chabot

Lemieux (36-3, 33 K.-O.) a remporté une victoire par décision unanime (100-90, 100-90, 99-91) plus que convaincante au bout de 10 rounds face au gaucher argentin Cristian Fabian Rios (21-8-3, 6 K.-O.).

Ceux qui s'attendaient à une histoire à sens unique ont eu à moitié raison. Lemieux a dominé, mais il l'a fait en travaillant sans relâche contre un rival qui ne lui a pas cédé le moindre centimètre de toute la soirée.

Classé no 4 par le World Boxing Council (WBC) et la World Boxing Organisation, et 7e par l'International Boxing Federation (IBF), Lemieux peut à présent recommencer à croire qu'il pourrait se battre de nouveau pour un titre mondial.

L'ancien champion IBF a certes démontré qu'il possède encore l'étoffe et le punch dont il a besoin pour remonter vers le sommet.

Au final, Rios aura tout de même réussi à effacer le souvenir de son compatriote Roberto Bolonti.

Patient et acharné

Après avoir établi sa loi au cours d'un premier round endiablé, Lemieux a boxé avec patience et intelligence à la reprise suivante. Même s'il s'est laissé surprendre par une solide gauche à la fin du round, Lemieux menait la danse.

Si le troisième round a semblé plus équilibré, Rios est celui des deux qui s'est montré le plus mordant. Lemieux a accusé les coups précis en fin de round.

Redevenu plus méthodique, Lemieux a repris le contrôle du centre du ring au 4e round. Ses coups ont atteint la cible plus souvent que ceux de Rios.

Poursuivant dans la même veine au 5e, Lemieux était encore celui qui attaquait. Sans parler d'une grande domination, il en faisait encore assez pour conserver l'avantage.

Au 6e, Lemieux a accentué la cadence et multiplié les attaques au corps qui ont visiblement fait mal et forcé Rios à retraiter vers les câbles. L'avance se creusait encore. Au 7e, même en ralentissant le rythme, Lemieux restait maître.

Plus le combat avançait, moins l'Argentin semblait en mesure de résoudre l'énigme. Même s'il devait travailler plus longtemps que plusieurs l'avaient imaginé, Lemieux faisait tout ce qu'il fallait pour contrôler le combat.

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