Le boxeur David Lemieux affirme préparer son prochain combat avec le même sérieux et la même intensité que s'il allait affronter un champion du monde.

Un texte de Jean-François Chabot

Ce ne sera pourtant pas le cas. Même les amateurs les plus férus n'avaient probablement jamais entendu le nom de Cristian Fabian Rios (21-7-3, 6 K.-O.) avant qu'il ne soit désigné pour se frotter à Lemieux (35-3, 32 K.-O.) dans un combat de dix rounds, avec une limite de poids à 164 livres.

L'annonce entourant la tenue d'un gala de boxe le 22 octobre prochain au Centre Bell mettant en vedette Lemieux n'a pas fait beaucoup saliver. Depuis sa défaite aux mains de Gennady Golovkin, le Montréalais peine à redorer son blason.

À en croire Lemieux et son entraîneur Marc Ramsay, ce Rios, âgé de 33 ans, représente une réelle menace et Lemieux se prépare avec la même intensité que s'il allait se battre contre un champion du monde.

Après les politesses d'usage, Lemieux a promis que Rios « n'aura jamais été cogné aussi fort », propos repris pour l'essentiel par Ramsay qui y voit surtout une occasion de peaufiner la préparation de son protégé contre un boxeur gaucher.

Toujours un risque

Ramsay a insisté sur le fait que la boxe représente toujours un risque et un danger, en ce sens qu'il n'y avait jamais de garantie sur l'issue d'un combat.

Si l'on accepte que les notions d'inconnu et de suspense sont les meilleurs atouts pour vendre un combat, il faut reconnaître que l'on travaille fort chez Eye of the Tiger Management pour semer le doute dans l'esprit des amateurs qui se laissent souvent désirer quand l'enjeu n'est pas à la hauteur ou quand le résultat semble acquis d'avance.

Quant à Rios, on peut parler encore d'un néophyte sur la scène internationale. Un seul de ses 31 combats s'est déroulé à l'extérieur de l'Argentine.

Il y a un an, il a subi une défaite par décision unanime face au Britannique Tommy Langford à Wolverhampton en Angleterre.

Après un début de carrière pour le moins modeste, (5-5-1 à ses 11 premiers combats), Rios s'est associé à son entraîneur actuel, Jorge Orchenduszka, qui lui a donné l'orientation et les moyens de s'entraîner dans de meilleures conditions.

Depuis qu'il n'est plus obligé d'avoir un petit boulot pour payer ses factures, Rios a signé 16 victoires à ses 20 combats suivants (16-2-2).

Quand on lui rappelle que les amateurs de boxe d'ici ont été un peu échaudés par la venue de d'autres de ses compatriotes (Roberto Bolonti face à Jean Pascal et Ezequiel Osvaldo Maderna contre Artur Beterbiev), Rios assure qu'il viendra pour se battre.

« Je ne connais pas Bolonti personnellement, mais c'est vrai que c'était un peu gênant de le voir écouter son entraîneur qui lui demandait de rester au tapis. Pas question pour moi d'agir comme ça », a admis Rios.

Que sera sera...

Plus d'articles

Vidéo du jour


L’amour selon le zodiaque