Après sept défaites de suite, les Alouettes espèrent toujours se qualifier pour les éliminatoires. Mais ils auront besoin d'un miracle pour y arriver.

Les hommes de Kavis Reed, dont la fiche est maintenant de 3 victoires et 11 défaites, doivent absolument gagner leurs quatre derniers matchs. Ils espèrent aussi qu’Ottawa (5-9-1) subira au moins deux défaites en trois rencontres et que Hamilton (3-10) ne connaisse pas trop de succès. Incidemment, les Alouettes finiront la saison avec deux matchs contre les Tiger Cats.

Et Reed se dit convaincu que ses hommes n’ont pas baissé les bras.

« Au cégep, j’ai joué trois ans, se souvient Luc Brodeur-Jourdain. 2 victoires, 28 défaites, dont 0-10 à ma dernière saison. Je n’ai jamais embarqué sur le terrain en me disant que ça ne valait pas la peine d’essayer. Il faut tout donner ce que nous avons. »

Changements infructueux

Reed a congédié et remplacé Jacques Chapdelaine à la barre de l’équipe, après une série de quatre revers. Mais l’électrochoc désiré ne s’est pas produit et trois autres défaites se sont ajoutées, dont la dernière, 59-11, à Calgary.

« Pour une quatrième année, je trouve que nous n’avons pas avancé beaucoup, confie André Bolduc, entraîneur des porteurs de ballon. De se retrouver encore une fois à la moitié de saison avec un changement d’entraîneur, je trouve que c’est faire un pas de côté. »

Jean-Sébastien Beaulieu, qui était blessé lors du remaniement, a constaté que de nombreux changements avaient été apportés quand il est revenu d’une blessure la semaine passée.

« Deux coachs sont partis, ça change beaucoup de trucs, dit Beaulieu. Au niveau des unités spéciales, ça n’a pas changé grand-chose, je suis encore à jour. Mais à l’attaque, le quart dans le caucus, l’appellation des jeux, des fois ça ne sonnait rien dans ma tête. Après une semaine, là ça va super bien. »

Égoïsme?

Au terme de l’humiliation subie devant les Stampeders, John Bowman a laissé entendre que certains de ses coéquipiers n’avaient pas la cause de l’équipe à cœur, avant de se rétracter.

Alors que le spectre de l’élimination menace de plus en plus, on peut se demander si des joueurs ne pensent pas déjà davantage à leurs propres intérêts ou à un contrat à signer l’an prochain. La tentation de pousser un peu moins afin d’éviter une blessure effleure peut-être l’esprit de quelques individus.

« Les gars travaillent encore ensemble, martèle Reed. Cette défaite a été dure à digérer et les émotions ont surgi. Je crois que John voulait fouetter les gars et non pas affirmer que quelques joueurs avaient abandonné. »

N’empêche, il y a les défaites, mais il y a surtout la manière de perdre. Brodeur-Jourdain aimerait que l’équipe fasse preuve de plus de caractère même dans une cause désespérée.

« Quand tu perds par 40 points, c’est sûr que tu ne reviendras pas dans le match mais ce qui est important pour moi, à la fin d’un match, ce n’est pas nécessairement le score mais la façon avec laquelle tu le termines, estime Brodeur-Jourdain. Si on est capable de bien finir les choses, une bonne poussée à l’attaque, de marquer des points, de montrer un petit retour dans la rencontre, tu pratiques la semaine suivante en disant : ‘’on est capable de grandes choses. À la fin de la dernière rencontre, on a pas senti qu’il y avait un niveau d’énergie acceptable.’’ »

Drew Willy devrait obtenir un deuxième départ de suite au poste de quart, lundi, lors de la visite des Eskimos. La blessure à une jambe de Darian Durant tarde à guérir, a dit Reed.

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