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De nouveau inondés, des sinistrés du printemps interpellent Denis Coderre

Le sort s'acharne sur des résidents de l'arrondissement Ahuntsic-Cartierville, dont les maisons ont été inondées ce printemps. Les fortes pluies de lundi ont encore provoqué des dégâts. Les résidents de la rue Cousineau montrent du doigt le maire Denis Coderre.

Un texte de Thomas Gerbet et Normand Grondin

Juan Ramirez a de nouveau les pieds dans l'eau, cette fois en raison d'un refoulement d'égout et sa colère monte davantage : « Nous sommes en attente de l'aide du gouvernement pour rénover nos sous-sols. Comment on va rénover si le problème continue? Les égouts sont trop petits et le niveau de la rivière encore élevé. »

M. Ramirez interpelle directement le maire de Montréal : « Denis Coderre était venu ici faire son cirque, ce printemps. Je lui demande de revenir encore, mais avec une solution. »

« Moi je dis à Denis Coderre : "qu'est-ce que tu attends pour agir une fois pour toutes?" », poursuit-il.

Juan Ramirez estime que de donner de l'argent aux propriétaires pour rénover n'est pas assez. « Hier, en 45 minutes, ça a fait un désastre. Imaginez s'il tombe de la pluie pendant une journée. »

Des sacs de sable depuis sept ans

Année après année, la Ville installe des sacs de sable pour protéger des résidences de la rue Cousineau. « Ça n'empêche pas l'eau d'entrer », se plaint Ajaz Quezi. « Je dois payer 2800 $ d'assurance chaque année, sans parler des pertes monétaires et de l'odeur. »

« Tous les ans, ils disent qu'ils vont régler le problème, mais ils ne le font pas. Personne ne veut prendre ses responsabilités », ajoute-t-il.

Le conseiller de ville du district Bordeaux-Cartierville Harout Chitilian précise que la Ville s'est entendue avec M.Quezi il y a trois ans pour lui offrir, ainsi qu'à son voisin immédiat, une somme substantielle (chacun autour de 150 000 $) afin qu'ils condamnent leurs garages et rehaussent leur terrain, ce qui leur permettrait d'éviter les prochains coups d'eau.

« C'est une situation qui est exceptionnelle où la maison se retrouve dans une cuvette à cause de la topologie de la rue », dit le conseiller. Mais pour l'instant, ni M.Ajaz Quezi ni son voisin n'ont entrepris les travaux en question.

À l'hôtel depuis trois mois

Mohammed Hichem Mebarek est venu voir l'état de la rue où il loge en temps normal. « Moi, je suis avec mon bébé depuis trois mois à l'hôtel. Les promesses de la Ville, ça n'a rien donné. C'est juste la Croix-Rouge qui nous aide. Il est où, M. Coderre? Il était venu nous voir (ce printemps). Elles sont où ses promesses de ne pas nous laisser tomber? »

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