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De plus en plus de logements disponibles, qui coûtent de plus en plus cher

Malgré la fin de la pénurie de logements au Québec, le prix des loyers continue d'augmenter, et de façon plus rapide qu'auparavant, selon une analyse de l'Institut de recherche et d'informations socioéconomiques (IRIS) publiée vendredi.

Depuis 2013, le taux d’inocupation des logements québécois est revenu à la normale, à 3 % et plus, après une forte pénurie ayant duré 13 ans.

À cette époque, avec des taux d’inoccupation oscillant entre 1,2 % et 2,6 %, les loyers augmentaient sans cesse. En fait, le coût moyen d’un loyer, en dollars constants, a augmenté de 47 $ en 13 ans, soit 7,1 %, pour atteindre 709 $ en 2012.

Cette hausse des coûts a fait suite à une période de huit ans de décroissance, au cours de laquelle le prix d’un loyer moyen a diminué de 29 $ en raison de la grande quantité de logements disponibles.

L’important taux d’inoccupation de l’époque a permis aux locataires de négocier le prix de leur habitation.

Toutefois, depuis 2013, la règle de l’offre et de la demande qui régulait le marché locatif québécois depuis des années ne semble plus avoir d’effet. Lors des quatre dernières années, le coût des loyers n’a pas cessé d’augmenter, et ce, de façon beaucoup plus importante chaque année, malgré le nombre de plus en plus élevé de logements à louer.

Ainsi, en quatre ans, l’augmentation moyenne a été de 36 $ pour un loyer québécois, une hausse de 5 %, qui se traduit par une croissance de 1,7 % annuellement, contre 0,6 % chaque année lors des années de pénurie de logements. Le coût d’un loyer moyen est donc passé à 757 $ en 2016.

Certaines disparités sont cependant observées d’une région à l’autre. La région d’Ottawa-Gatineau fait par exemple mentir l’analyse de l’IRIS, en affichant une baisse de la valeur de ses loyers de 6 $ en quatre ans.

C’est toutefois la seule région où les locataires paient moins cher. Trois-Rivières et Saguenay ont vu de leur côté une augmentation de 1,6 %, alors que celle-ci a été de 3,7 % à Québec, de 4 % à Sherbrooke et de 4,4 % à Montréal.

Selon l’IRIS, cette tendance à la hausse pourrait s’expliquer par la « surabondance d’unités de logement de type condo », qui fait notamment augmenter l’évaluation foncière.

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