Retour

Début du procès du policier Patrick Ouellet, accusé d'avoir causé la mort d'un garçon de 5 ans

Plus de quatre ans après la mort du petit Nicholas Thorne-Belance, le procès du policier Patrick Ouellet s'est ouvert lundi matin, au palais de justice de Longueuil.

Ce policier de la Sûreté du Québec (SQ) est accusé de conduite dangereuse ayant causé la mort du petit garçon de 5 ans, en février 2014.

Le policier avait pris en filature Robert Parent, ex-directeur du Parti libéral du Québec, lorsque le drame s'est produit. Il s’agissait d’une opération placée sous la responsabilité de l'Unité permanente anticorruption (UPAC).

À bord d'une voiture banalisée, Patrick Ouellet roulait à 134 km/h dans une zone de 50 km/h de l’arrondissement de Saint-Hubert, à Longueuil. L’enfant était dans une voiture conduite par son père. Quand ce dernier s’est engagé dans un virage à droite, sa voiture a été emboutie par celle du policier.

Le garçon est mort trois jours plus tard des suites de ses blessures.

Au premier jour du procès, lundi, des photos ainsi que des reconstitutions de la scène ont été présentées par le ministère public.

Ni le père ni la famille n’étaient présents pour le début de ce procès qui doit durer deux semaines. Ils n’ont pas l’intention de témoigner, mais la déclaration faite par le père aux policiers au moment du drame, en 2014, sera lue en cour.

Plus de quatre ans plus tard

Il s’est écoulé beaucoup de temps entre l’accident et le début du procès de Patrick Ouellet.

À l’issue de l’enquête initiale du Service de police de la Ville de Montréal, la Couronne avait décidé de ne porter aucune accusation contre le policier.

Toutefois, en décembre 2014, devant le tollé suscité par cette décision, la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, avait demandé qu'un comité spécial revoie la preuve dans ce dossier.

Au terme de cette démarche, le Directeur des poursuites criminelles et pénales a déposé une accusation de conduite dangereuse ayant causé la mort contre Patrick Ouellet, en juin 2015.

Deux ans plus tard, au printemps 2017, le policier a déposé une requête en arrêt des procédures, arguant que la ministre Vallée avait commis un acte illégal en imposant une telle décision au DPCP. Quelques mois plus tard, un juge a toutefois rejeté ses prétentions.

Avec les informations d'Ève Couture

Plus d'articles