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Dépendance aux réseaux sociaux : le cri d'alarme d'ex-cadres de Facebook et de Google

D'anciens cadres de Facebook et de Google tirent la sonnette d'alarme sur les dangers des réseaux sociaux et des téléphones intelligents. Ils ont mis sur pied le Center for Humane Technology afin de dénoncer les stratégies utlisées par des plateformes comme Facebook, YouTube, Snapchat et Instagram.

Le groupe, nouvellement formé, affirme que ces compagnies prennent part à un système invisible destiné à créer une dépendance chez leurs utilisateurs dans le but de générer des revenus.

« Nous étions à l’intérieur. Nous savons ce que les entreprises évaluent. Nous savons comment elles parlent et nous savons comment la machine fonctionne », a déclaré au New York Times Tristan Harris, ancien employé de Google et directeur du nouveau groupe.

Les réseaux sociaux auraient de plus en plus recours à des programmes automatisés pour garder les utilisateurs rivés à leur écran. On cite en exemple le démarrage automatique des vidéos sur YouTube à la fin des visionnements. Sur son site Internet, le groupe s'inquiète des conséquences de ces stratégies destinées à augmenter la consommation de contenu numérique.

« Ce qui a commencé comme une course pour monétiser notre attention érode maintenant les piliers de notre société : la santé mentale, la démocratie, les relations sociales et nos enfants », écrivent-ils.

Si chaque époque a connu ses bouleversements technologiques et s’en est remise, la situation vécue aujourd’hui serait bien différente du passé, soulignent-ils. Les intelligences artificielles sont maintenant capables de sélectionner et de proposer des contenus personnalisés pour chaque personne individuellement.

Ce nouveau groupe a profité de sa création pour faire équipe avec Common Sense Media, un autre groupe de pression. Ensemble, ils lancent une campagne de sensibilisation intitulée « La vérité à propos des technologies ». Ils cherchent à informer les jeunes, les parents et enseignants à propos des dangers de la dépendance aux médias sociaux.

Il ne s'agit pas de la première fronde d'ex-employés contre Facebook. En décembre dernier, un ancien dirigeant, Chamath Palihapitiya, avait affirmé que le réseau social était en train de « déchirer le tissu social qui définit le fonctionnement de la société ». Plus tôt, en novembre, le premier président de Facebook, Sean Parker, avait déclaré que le réseau social avait été développé de façon à exploiter les mécanismes du cerveau responsables des dépendances.

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