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Dernière journée de travail des cochers de Montréal

Les touristes se pressaient autour des calèches du Vieux-Montréal pour visiter les rues étroites du quartier historique lundi. La plupart ignoraient qu'à partir de mardi, il ne serait plus possible de payer un cocher pour faire une balade.

Un texte de Pasquale Harrison-Julien

Le maire de Montréal va en effet retirer les calèches des rues en attendant l'adoption de nouvelles règles l'an prochain pour mieux encadrer le métier et l'hébergement des animaux.

André St-Amant est cocher depuis 42 ans. Son père et son grand-père parcouraient eux aussi les rues du Vieux-Montréal avec leur cheval. Il ne s'imagine pas arrêter.

André St-Amant ne voit pas d'un mauvais oeil le resserrement de certaines règles par la ville, mais il comprend mal le fait qu'on l'oblige à arrêter de travailler.

Le sort réservé aux chevaux qui tirent les calèches soulève les passions depuis un bon moment déjà. L'été dernier, une photo montrant un cheval peinant à se relever  avait fait beaucoup de bruit.

Même son de cloche chez Luc Desparois, propriétaire d'une écurie qui loge ses propres chevaux et ceux de plusieurs cochers. L'état de ses installations a souvent été dénoncé dans les médias. Plus tôt cette année, l'un de ses sept permis a été suspendu. L'annonce du moratoire l'inquiète, mais il entend livrer bataille.

Un collectif de cochers prévoit envoyer une demande d'injonction, ou un autre recours juridique, pour bloquer le moratoire de la Ville de Montréal.

Une douzaine d'entre eux comptent manifester leur mécontentement mardi, premier jour où la présence des calèches sera interdite pour un an dans les rues de Montréal. 

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