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Des agriculteurs urbains expérimentent la culture de plantes exotiques

L'agriculture urbaine gagne de plus en plus de terrain, pour le simple plaisir de travailler la terre ou pour combler des besoins en fruits et légumes frais. Certains agriculteurs expérimentent même la culture de plantes exotiques.

C’est le cas de Hamidou Abdoulaye Maiga, un comptable d’origine africaine, qui a étudié en production agricole à Saint-Hyacinthe.

Depuis son arrivée du Niger, il y a huit ans, le comptable a vite fait de renouer avec son violon d’Ingres, l’agriculture. Après avoir suivi un cours à l’Institut de technologie agroalimentaire de Saint-Hyacinthe, il s’occupe maintenant d’un nouveau potager dans l'arrondissement Mercier–Hochelaga-Maisonneuve.

C’est l’organisme Y’a quelqu’un l’autre bord du mur qui l’a aménagé l’année dernière, derrière le centre d’hébergement et de soins de longue durée et près du centre de distribution de la SAQ. L’organisme soutient que l’agriculture urbaine doit profiter au plus grand nombre de personnes.

La récolte se fait tous les deux jours et les produits sont vendus au marché solidaire Cadillac. Des clients de l'arrondissement et quelques restaurateurs s'y approvisionnent.

L’ancien comptable y expérimente aussi des produits exotiques.

Il propose des plantes exotiques à qui veut retrouver les saveurs de l’Afrique ou de l’Amérique latine.

« Pour celles qu’on met en vente, on sait qu’elles poussent bien. C’est le cas du gombo, qui est très bien adapté à la culture du Québec. L’arachide aussi. Il faut juste choisir des cultivars qui sont hâtifs. Ça pousse comme des patates en fait », déclare M. Abdoulaye Maiga.

L'agriculteur urbain soutient que le produit le plus vendu n’est pas une plante comestible, mais plutôt le baobab, qui est très prisé.

Les produits exotiques ne sont pas vendus au kiosque ouvert près du métro Cadillac. Mais la récolte du jour de fruits et légumes, elle, permet d'alimenter les résidents de cette partie de la ville, considérée comme un désert alimentaire.

Dans quelques semaines, la majorité des légumes qui seront vendus au marché solidaire Cadillac auront été cultivés en ville.

Avec les informations d'Anne-Louise Despatie

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