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Des arrondissements resserrent les règles sur les boîtes de dons

Les boîtes de dons de vêtements sont nombreuses et souvent en piteux état. Plusieurs arrondissements de Montréal se sont dotés de règlements pour limiter leur nombre et encadrer leur installation.

Mais des organismes comme Le Support de la Fondation de la déficience intellectuelle estiment que les nouveaux règlements sont trop restrictifs.

« La grande majorité des municipalités ou arrondissements de Montréal soit interdisent les boîtes, ou ils ont des règlements tellement restrictifs qu'on ne peut pas exploiter de boîte de récupération et continuer à remplir notre mission », affirme Philippe Siebes, directeur général de l'association.

Depuis 1988, cet organisme se finançait entièrement grâce aux profits réalisés par la récupération de vêtements et d'articles usagés.

Mais des fraudeurs ont flairé la bonne affaire et les boîtes se sont multipliées, certaines s'affichant au profit d'oeuvres inexistantes.

« Les entreprises mettaient les boîtes un peu partout et on recevait des plaintes des résidents », explique Dimitrios Jim Beis, le maire d'arrondissement Pierrefonds-Roxboro.

Dans cet arrondissement, le nouveau règlement entrera en vigueur en janvier prochain.

Les organismes désirant installer des boîtes de dons devront se doter d'un permis et placer leurs boîtes sur des espaces bien précis. L'arrondissement en prévoit environ 89 et limitera chaque organisme à cinq boîtes.

« On installe des boîtes sur les terrains des petits commerces où il y a de l'achalandage. Si quelqu'un doit parcourir cinq kilomètres pour aller faire un don, il ne le fera pas, il va jeter ses vêtements. », dit Philippe Siebes.

Un règlement similaire a été adopté il y a un an dans Mercier-Hochelaga-Maisonneuve.

D'après un reportage d'Anne Levasseur

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