De plus en plus de médecins injectent des cellules souches à leurs patients qui souffrent d'arthrose. Ce procédé pourtant simple n'est actuellement accessible qu'aux mieux nantis, dans le privé, mais pourrait se démocratiser une fois que son efficacité aura été prouvée.

Bien que les études sur les effets à long terme de l'injection de cellules souches dans les articulations touchées se fassent attendre, des patients atteints d'arthrose n'hésitent pas à débourser 3700 $ pour soulager leurs maux.

C'est le cas de Vincent Lamoureux dont le genou gauche a été endommagé lors d'une chute d'un deuxième étage, il a quelques années. L'homme de 49 ans a tenté le tout pour le tout avec cette nouvelle technique d'infiltration de cellules souches. Il espère maintenant être capable de reprendre la course à pied et certains exercices de conditions physiques.

Le médecin spécialisé en médecine sportive Jacques Toueg est l'un des premiers à utiliser la technique qui consiste à prélever chez le patient des cellules souches du tissu graisseux, ainsi que du sang pour en faire un concentré de plaquette de plasma sanguin. Le tout est mélangé et le liquide injecté dans l'articulation. Avec ce traitement, le chirurgien orthopédiste veut avant tout mieux contrôler l'inflammation.

« On réserve vraiment le traitement à des patients pour lesquels les traitements habituels ne fonctionnent pas », assure le Dr Jacques Toueg.

« Le deuxième effet, sur lequel on met beaucoup d'espoir, c'est la prolifération de nouvelles cellules cartilagineuse et on espère que ça augmente notre pool de cellules cartilagineuses », ajoute-t-il.

Pouvoir régénérer le cartilage avec des cellules souches crée beaucoup d'espoirs chez les orthopédistes et leurs patients.

« Les données cliniques préliminaires semblent montrer que les résultats cliniques sont favorables par rapport à d'autres techniques, mais il y a plusieurs variables qui demeurent à être précisées avant d'en faire l'utilisation à grande échelle », souligne le directeur du programme d'orthopédie de l'Université de Montréal, à l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont, Patrick Lavigne.

C'est aussi ce que prétend l'ancien joueur de hockey Donald Audette, aujourd'hui recruteur pour le Canadien de Montréal. « Auparavant, j'étais en douleur 28 jours sur 30, aujourd'hui je suis en douleur 4 jours sur 30. C'est une nette amélioration », se réjouit-il.

D'après un reportage de Louis-Philippe Ouimet

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