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Des chauffeurs de taxi appellent le gouvernement à ne pas céder devant Uber

Des dizaines de chauffeurs de taxi n'ont pas voulu perdre de temps pour se faire voir et entendre du nouveau ministre des Transports du Québec, André Fortin, en manifestant devant son bureau du centre-ville de Montréal, mercredi midi.

Ces chauffeurs s’inquiètent de la possibilité d’une entente de dernière minute qui verrait Uber poursuivre ses activités au Québec.

L’entreprise de transport rémunéré a annoncé il y a deux semaines qu’elle quitterait la province le 14 octobre, un an après le début du projet pilote permettant ses opérations, si le gouvernement n’assouplit pas les nouvelles exigences qui lui sont imposées. Québec hausse notamment à 35 heures la durée de formation des chauffeurs, en plus de resserrer le processus de vérification des antécédents judiciaires par la police et de requérir une inspection mécanique tous les 12 mois.

« Nous sommes ici pour dire au gouvernement de se tenir debout et de ne pas plier devant Uber », a déclaré un porte-parole du syndicat Regroupement des travailleurs autonomes Métallos, Wilson Jean Paul.

Des manifestants affirment que rien n’a changé depuis l’annonce du gouvernement et que rien n’arrivera à la date limite de samedi. « C’est seulement de la publicité gratuite pour Uber », a soutenu un chauffeur, Hassan Kattoul.

Celui-ci affirme que si le gouvernement ne met pas fin au projet pilote, les chauffeurs de taxi devraient obtenir compensation pour leurs pertes de revenu et la valeur diminuée de leurs permis.

La Cour supérieure a récemment rejeté une requête de chauffeurs de taxi qui visait à faire déclarer illégaux les services d’Uber.

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