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Des chauffeurs de taxi de Montréal réclament l’abolition du code vestimentaire

Le Bureau du taxi de Montréal est visé par une mise en demeure réclamant la fin du code vestimentaire introduit dans le règlement municipal sur le transport par taxi, le 1er janvier dernier.

Mouhcine El Meliani et 208 autres chauffeurs de taxi de Montréal s'insurgent contre ce qu'ils jugent être une mauvaise application du règlement municipal. L'amendement qui provoque le débat prévoit ceci : « Le chauffeur doit être vêtu proprement, sobrement et convenablement; ses vêtements ne doivent être ni maculés ni déchirés. Le chauffeur doit porter un pantalon long noir, une chemise blanche ou un chandail blanc de type polo avec des manches, des chaussettes et des chaussures fermées. »

Or, selon M. El Meliani, les inspecteurs du Bureau du taxi interprètent à leur manière les termes « pantalon long noir » et remettent des contraventions aux chauffeurs qui portent un jeans noir. « Eux, ils en profitent et nous imposent des amendes de 174 $, un montant exorbitant, qui est pratiquement le salaire brut de toute une journée de travail d'un chauffeur de taxi », déplore-t-il.

Le plaignant a eu des échanges infructueux avec le Bureau du taxi pendant trois mois, selon lui. « Je me heurte à un mur. Ils m'ont répondu : "Si vous n'êtes pas content, allez contester à la cour municipale." »

Les démarches sont entamées; l'huissier de justice a remis la mise en demeure au Bureau du taxi, mardi. Ce dernier a jusqu'à vendredi prochain pour y répondre, explique le propriétaire de taxi.

Après quoi, ce dernier déposera une demande d'injonction interlocutoire de 10 jours en vue de suspendre l'application du code vestimentaire contesté. « Dans cette injonction, nous avons toutes les preuves qu'il y a préjudice irréparable et qu'il y a urgence. Ensuite, nous réclamerons une injonction permanente et ce règlement sera bloqué jusqu'à jugement », indique Mouhcine El Meliani.

Le chauffeur de taxi ne sait pas exactement combien de contraventions ont été remises relativement au code vestimentaire; lui en a reçu 2 en 20 jours.

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