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Des citoyens ont posé des gestes symboliques lors du Jour de la Terre

Malgré un constat des plus pessimistes à propos de l'avenir de la planète, des gens de Montréal et de partout ailleurs dans le monde refusent de baisser les bras et ont souligné le Jour de la Terre en plantant des arbres ou en effectuant des corvées de nettoyage.

Mais ces gestes se veulent surtout symboliques, devant l’ampleur des dégâts déjà observés.

« La Terre est en danger, déplore la mairesse de Montréal, Valérie Plante. Pendant trop longtemps, on ne l'a pas entendue crier. »

Malgré les accords internationaux ayant comme objectif de protéger notre planète, le réchauffement climatique s'accélère, les espèces animales continuent de disparaître et les océans sont en voie de contenir plus de plastiques que de poissons.

« On a de la perte de biodiversité partout dans le monde, s’inquiète le directeur québécois de la Fondation David Suzuki, Karel Mayrand. Le climat se réchauffe, les gaz à effet de serre ont recommencé à augmenter dans le monde. »

« On est déjà affecté, croit pour sa part Catherine Gauthier, la directrice d’Environnement jeunesse. Il est déjà trop tard pour ramener des espèces menacées qui [ont disparu]. »

Elle ajoute qu’il est aussi déjà « trop tard pour les gens qui font de l'agriculture de subsistance qui sont affectés par les sécheresses ».

Le grand défi du plastique

De nombreux problèmes écologiques, tels que la surproduction de déchets de plastique, posent un défi immense pour l’environnement et la faune.

On estime à 8 milliards de tonnes la quantité de plastique qui est actuellement dans la nature. Et moins de 10 % du plastique produit est recyclé.

« Ça fait longtemps qu'on veut que les bouteilles de plastique soient consignées, peu importe leur contenu », rappelle le président du comité administratif du Jour de la Terre du Québec, Thomas Mulcair.

« C'est l'être humain qui est le principal facteur de dégradation de l'environnement, ajoute Karel Mayrand, ce n'est pas une fatalité. Le choix est entre nos mains. »

Thomas Mulcair est convaincu qu'il y a toujours de l'espoir et que les solutions viendront des plus jeunes.

« La jeune génération est très motivée, dit-il. Et cette jeune génération est de plus en plus exigeante vis-à-vis des aînés. »

Selon lui, la lutte contre les déchets de plastique est un l'un de ces enjeux où la mobilisation individuelle et gouvernementale peut faire une réelle différence.

« On produit des centaines de milliers de kilogrammes de plastique chaque seconde. Alors, c'est évident qu'il faut changer à la base notre manière de procéder dans notre société », ajoute M. Mulcair.

La ministre fédérale de l'Environnement, Catherine McKenna, a d’ailleurs invité les Canadiens aujourd’hui à participer à la mobilisation, en lui suggérant des pistes de solution pour s'attaquer plus sérieusement au problème de la pollution par le plastique.

Avec les informations de Michel Marsolais

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