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Des cours collégiaux développés spécifiquement pour les jeunes du Nunavik

Dix-huit jeunes du Grand Nord québécois viennent d'entamer une nouvelle étape de leur vie à Montréal. Ils font partie de la première cohorte d'étudiants de niveau collégial à intégrer le programme Nunavik Sivunitsavut.

Sivunitsavut veut dire « notre avenir » et correspond à l’objectif du programme proposé, soit de « soutenir la création d’une masse critique de jeunes […] aptes à diriger le futur de leur région ».

C’est exactement ce que souhaitent faire Naujaq, Sapina ou Alec, trois des 18 femmes et hommes qui ont quitté leurs diverses communautés du Nunavik pour venir en apprendre plus sur leur histoire, leur langue ou leur culture, des contenus qui ne sont pas offerts dans le système d’éducation québécois de niveau collégial.

Ce n’est pas d’hier que les Nunavimmiuts souhaitent un tel programme d’études. Un rapport publié à la suite des consultations Parnasimautik, tenues en 2013, indique qu’« une population éduquée permettra aux Inuits d’occuper la place qui leur revient au sein de l’économie générale plutôt que de simplement être exploités pour leurs ressources naturelles. »

De Tasiujaq ou Kuujjuaq à Montréal

Dès le 21 août, les 16 femmes et deux hommes en apprendront plus sur la politique et la gouvernance de leur peuple, sur la littérature circumpolaire ou encore sur l’archéologie, les archives et les traditions orales. Des questions internationales contemporaines seront aussi abordées, d’un point de vue inuit.

Ces divers cours ont été élaborés par le collège John Abbott, en collaboration avec la commission scolaire Kativik.

Six enseignants, dont deux Inuits du Nunavik, dispenseront les cours en anglais. Certains cours seront offerts en langue inuktitut, dont Langues autochtones et Exploration culturelle pour Nunavimmiut.

Au cours de l'année, des conférenciers invités, experts ou non, partageront leurs connaissances avec la cohorte.

Préparer le futur

Installés dans les locaux de l’Institut culturel Avataq, les étudiants, dont l’âge varie de 17 à 38 ans, vont se préparer à combler un grand vide.

Alors que 35 % des emplois au Nunavik exigent un diplôme d’études collégiales ou universitaires, seulement 3,1 % de la population inuite détient un diplôme d’études collégiales et 2 % un diplôme d’études universitaire.

Cette année d’étude leur permettra d’apprivoiser la vie urbaine et d’apprendre qui ils sont et d’où ils viennent. Avec les crédits obtenus, ces jeunes pourront poursuivre leurs études postsecondaires et acquérir les connaissances et aptitudes leur servant à pourvoir des postes techniques, administratifs ou professionnels dans leur région.

Qu’ils vivent en résidence ou en appartement, les étudiants ne plongeront pas seuls dans la vie montréalaise, un service de soutien et diverses activités leur sera offert pour faciliter leur intégration.

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