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Des écoles juives illégales toujours ouvertes

Au Québec, le problème des écoles juives hassidiques illégales demeure entier, malgré les divers engagements de politiciens à régler la question.

Un texte d'Émilie Dubreuil

En novembre 2014, le gouvernement québécois ratifiait une entente avec l'école primaire pour garçons d'un des plus grands groupes hassidiques présents au Québec, les Satmars, afin de régulariser la situation des élèves.

Or, Radio-Canada a appris que près d'un an plus tard, les choses commencent à peine à bouger.

Selon l'entente, les 230 garçons doivent étudier les matières obligatoires - le français, l'anglais, les mathématiques, etc. - comme l'exige la loi. Le tout doit se faire à la maison sous la supervision de la Commission scolaire English-Montreal.

Les parents ont signé un engagement auprès de la commission scolaire au début du mois. Leurs propositions individuelles de programme d'étude sont maintenant à l'examen. L'organisation de cette régularisation de la scolarisation a donc été beaucoup plus compliquée que prévu.

Des écoles sans permis

Par ailleurs, nous avons aussi appris que le ministère de l'Éducation n'a toujours pas octroyé de permis d'enseignement aux écoles des principaux groupes hassidiques présents dans l'arrondissement montréalais d'Outremont.

Dans le secteur Côte-des-Neiges, l'école secondaire pour garçons de la communauté Lubavitch n'a plus de permis depuis 2014. Le ministère nous dit que l'école a cessé ses activités en 2013. Or, nous nous sommes rendus sur place mardi et l'école est toujours ouverte.

À Boisbriand, dans les Laurentides, les écoles de la communauté Tosh n'ont pas de permis non plus. Celui de l'école des filles a été révoqué en 2013. Le nom de l'école des garçons n'apparaît même plus dans les rapports du ministère.

Dans ce dossier, aucune procédure légale n'a été entamée. Le ministère nous a par contre répondu qu'un comité interministériel se penchait sur le dossier.

Rappelons que la loi québécoise prévoit que tout enfant a le droit à une éducation conforme aux exigences du ministère de l'Éducation.

Le ministre François Blais n'était pas disponible pour répondre à nos questions.

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