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Des écoliers forcés de changer d'école le jour de la rentrée

Une bien mauvaise surprise attendait les parents d'une vingtaine d'élèves de l'École primaire Lambert-Closse cette semaine : ils ont appris que cet établissement du Mile-End n'avait pas de place pour leurs enfants.

La fâcheuse nouvelle leur a été annoncée jeudi, soit le jour même où leur progéniture effectuait leur rentrée scolaire. Les 18 jeunes qui doivent changer d'école sont considérés comme des élèves extraterritoriaux, car ils proviennent d'autres quartiers. Ce déménagement forcé touche des enfants de tous les niveaux, de la maternelle à la sixième année.

Le personnel et les parents s'expliquent mal pourquoi cette décision leur est transmise ainsi, à la dernière minute.

Le président du conseil d'établissement de l'École Lambert-Closse, qui est aussi parent d'élève, Yves Blanchet, affirme qu'aucune école de la Commission scolaire de Montréal n'a fait déplacer autant d'élèves, soit 18, le jour de la rentrée. Il estime que cette situation aurait pu être évitée. « Les chiffres étaient connus depuis le mois de janvier », dit-il.

Pas un cas unique

La Commission scolaire de Montréal soutient qu'il ne s'agit pas d'un cas unique et que cette situation revient chaque année.

Par exemple, cette année, 143 élèves « en libre choix », c'est-à-dire inscrits dans une autre école que celle de leur quartier, ont été obligés de retourner dans cette dernière.

Au total, 23 193 enfants sont inscrits en libre choix :

  • 12 732 au primaire, 17,4 %
  • 10 461 au secondaire, 14,3 %

Une mère mécontente

Pour l'une des mères touchées par cette mesure, ces chambardements sont « illogiques ».

Tania Carreira a deux enfants inscrits à Lambert-Closse. L'aîné, en quatrième année, doit changer d'école parce qu'il n'y a pas de place pour lui dans cet établissement, qu'il fréquente pourtant depuis la maternelle.

Mme Carreira a donc tenté d'inscrire ses enfants dans leur école de quartier mais... là non plus, il n'y a pas de place pour son plus vieux. « Aujourd'hui, les garçons sont à la maison en attendant de savoir où ils seront inscrits et très probablement dans une école qui n'est pas leur école de quartier. Alors, c'est complètement illogique », déplore-t-elle.

Avec les informations de Laurent Therrien

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